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« Nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau » : cette phrase brutale de Glucksmann à propos de Mélenchon installe déjà le duel le plus explosif de la gauche pour 2027

02 juin 2026 - 14 : 34
par Laura Raphaël Glucksmann attaque Jean-Luc Mélenchon et LFI avec une phrase très dure avant 2027. Une offensive qui révèle la fracture profonde à gauche

La campagne présidentielle de 2027 n’a pas officiellement commencé, mais à gauche, la bataille des mots a déjà pris une tournure très frontale. Invité ce mardi matin sur BFMTV-RMC, Raphaël Glucksmann a clairement visé Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, en assurant que son camp pouvait de nouveau les battre dans une élection nationale.

Nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau : cette phrase brutale de Glucksmann à propos de Mélenchon installe déjà le duel le plus explosif de la gauche pour 2027

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« La dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec La France insoumise dans une élection nationale, nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau », a déclaré le cofondateur de Place publique, en référence aux élections européennes de 2024. Cette sortie n’est pas seulement une phrase de plateau.

Elle résume une stratégie, une rupture et une ambition : celle d’imposer une autre voie à gauche, hors de l’influence de LFI. Raphaël Glucksmann, qui ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à la présidentielle 2027, affirme se donner trois mois pour décider, sillonner le pays et proposer un « nouveau contrat patriotique ». Dans ce calendrier resserré, chaque phrase compte déjà comme un signal politique.

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Raphaël Glucksmann choisit l’affrontement direct avec Jean-Luc Mélenchon

En politique, certaines formules servent à clarifier une ligne. Celle de Raphaël Glucksmann a le mérite d’être limpide : il ne veut pas apparaître comme un simple candidat supplémentaire dans le paysage de la gauche, mais comme celui qui peut empêcher Jean-Luc Mélenchon et LFI de reprendre la main. Le mot « plier » donne à cette déclaration une dimension de rapport de force assumé.

Ce choix de ton marque une rupture avec les appels flous à l’unité. Raphaël Glucksmann ne cherche pas à ménager toutes les sensibilités, il désigne un adversaire interne et explique pourquoi il pense pouvoir l’emporter. Pour lui, l’élection européenne de 2024 sert de preuve : son camp avait devancé la liste menée par Manon Aubry et il estime que cette dynamique peut se reproduire à l’échelle nationale.

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Une attaque très lourde contre la stratégie de LFI

Raphaël Glucksmann ne s’est pas contenté d’évoquer une compétition électorale. Il a aussi accusé Jean-Luc Mélenchon d’être devenu une forme d’obstacle stratégique pour la gauche, en affirmant que l’envoyer au second tour reviendrait à « assurer la victoire de l’extrême droite ». Cette phrase est politiquement très lourde, car elle transforme le débat interne en enjeu national.

Dans son raisonnement, le problème ne serait pas seulement une divergence de programme ou de tempérament. Il considère que la stratégie de confrontation permanente portée par LFI repousserait une partie importante des électeurs de gauche, mais aussi des électeurs modérés nécessaires pour espérer gagner en 2027. C’est cette fracture qu’il cherche à incarner : d’un côté, une gauche de rupture, de l’autre une gauche qu’il présente comme démocratique, républicaine et capable de rassembler.

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Les trois mois qui peuvent lancer sa candidature

Raphaël Glucksmann affirme se donner trois mois pour décider s’il sera candidat à l’élection présidentielle. Cette période doit lui permettre de parcourir le pays, de parler à sa famille politique et de tester sa capacité à réunir un espace qui va du Parti socialiste aux électeurs de gauche hostiles à LFI. Ce calendrier est stratégique : il lui permet de rester au centre du jeu sans annoncer trop tôt une candidature définitive.

Il insiste aussi sur une promesse délicate : il ne veut pas être « un candidat de plus » dans l’espace de la gauche démocratique. Autrement dit, il entend pousser vers une candidature unique hors-LFI, incarnée par la personne la mieux placée. Cette position peut rassurer ceux qui redoutent la dispersion, mais elle peut aussi ouvrir une bataille d’ego avec d’autres figures de la gauche.

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Un duel qui peut déjà peser sur toute la présidentielle

La violence verbale de ce face-à-face montre que la gauche n’entre pas dans la séquence 2027 avec un simple désaccord tactique. Elle avance avec deux récits concurrents. Pour LFI, Jean-Luc Mélenchon reste l’homme qui a porté la gauche à un niveau élevé lors des précédentes présidentielles. Pour Raphaël Glucksmann, il est devenu un plafond de verre qui empêcherait toute victoire finale.

Ce duel peut donc structurer bien au-delà de la gauche. Si les candidatures se multiplient, le risque de dispersion pèsera sur toute la campagne. Si une candidature hors-LFI parvient à s’imposer, elle pourra capter les électeurs qui veulent une alternative à Emmanuel Macron, au Rassemblement national et à Jean-Luc Mélenchon. Mais pour y parvenir, Raphaël Glucksmann devra transformer une formule choc en dynamique politique durable.

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Pourquoi cette sortie peut rester dans la campagne

La phrase « nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau » coche tous les critères d’une formule politique durable : elle est courte, brutale, facile à reprendre et directement dirigée contre un adversaire identifié. Elle peut séduire ceux qui attendent une gauche plus offensive face à LFI, mais elle peut aussi durcir encore les tensions internes.

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Pour Raphaël Glucksmann, le pari est clair : mieux vaut assumer le conflit maintenant que subir plus tard l’accusation de diviser la gauche. En installant le duel avec Jean-Luc Mélenchon, il cherche à apparaître comme l’homme qui tranche. Reste à savoir si les électeurs y verront une clarification nécessaire ou une nouvelle bataille interne de plus.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !