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Affaire Sophia Chikirou : pourquoi il ne faut pas confondre le procès du Média et les comptes de campagne 2017

12 mai 2026 - 12 : 05
par Laura Sophia Chikirou est visée par deux dossiers distincts. Le procès lié au Média ne doit pas être confondu avec l’affaire des comptes de campagne 2017.

Le nom de Sophia Chikirou apparaît dans plusieurs procédures, ce qui peut rapidement créer de la confusion.

Affaire Sophia Chikirou : pourquoi il ne faut pas confondre le procès du Média et les comptes de campagne 2017

Pourtant, le procès qui s’ouvre ce mardi 12 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris concerne un dossier précis : l’affaire liée au Média et à une accusation d’escroquerie.

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Deux dossiers judiciaires distincts

Dans cette procédure, la députée LFI est soupçonnée d’avoir tenté de faire virer plus de 67 000 euros depuis une société qu’elle ne dirigeait plus vers Mediascop, sa société de conseil en communication. Elle conteste les faits et affirme qu’il n’y a eu ni vol, ni tentative d’escroquerie.

Ce dossier ne doit pas être confondu avec une autre affaire, liée aux comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Dans cette seconde procédure, Sophia Chikirou est mise en examen depuis 2024 pour escroquerie aggravée, ce qu’elle conteste également.

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Le procès du Média porte sur des faits de 2018

Le dossier examiné ce mardi remonte à l’été 2018. À cette période, Sophia Chikirou avait quitté la direction du Média, mais l’accusation estime qu’elle se serait encore présentée comme présidente de la structure auprès de la banque. C’est ce point qui se trouve au cœur du débat judiciaire.

L’opération contestée concernait un virement de plus de 67 000 euros au bénéfice de Mediascop. Ce virement n’aurait pas abouti, en raison notamment d’un solde insuffisant et de la vigilance du chargé de compte. Une opposition de la nouvelle présidente du Média aurait également joué un rôle.

Le tribunal devra donc examiner une question précise : les démarches effectuées auprès de la banque constituaient-elles une tentative d’escroquerie ou s’inscrivaient-elles dans un différend commercial, comme le soutient la députée ?

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L’autre affaire concerne la campagne présidentielle de 2017

Le second dossier judiciaire est d’une autre nature. Il ne concerne pas directement Le Média, mais les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2017. Mediascop, la société de Sophia Chikirou, avait alors travaillé comme prestataire de communication.

Dans cette procédure, la députée est mise en examen pour escroquerie aggravée depuis 2024. Elle conteste également ces faits. Il s’agit donc d’un dossier séparé, avec une chronologie différente, des faits différents et un cadre judiciaire distinct.

La confusion entre les deux affaires est pourtant fréquente, car elles impliquent toutes deux Sophia Chikirou, Mediascop et l’univers politique de La France insoumise. Mais pour informer correctement, il est indispensable de séparer les procédures.

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Pourquoi cette distinction est importante

Mélanger ces deux dossiers reviendrait à brouiller la compréhension des faits. Le procès de ce mardi porte sur une accusation d’escroquerie liée au Média, à un virement présumé et à deux formules de chèque. L’autre affaire concerne les comptes de campagne présidentielle de 2017.

Cette distinction protège aussi la rigueur journalistique. Dans un sujet judiciaire impliquant une élue nationale, chaque mot compte. Il faut rappeler les accusations, mais aussi les contestations de la défense et la présomption d’innocence.

Pour Sophia Chikirou, les deux procédures participent à une exposition judiciaire importante. Mais chacune suit sa propre logique. Le tribunal correctionnel devra se prononcer uniquement sur les faits du dossier examiné à l’audience, sans juger l’ensemble de son parcours politique ou militant.

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Une affaire judiciaire devenue politique

Même séparées, ces procédures ont un impact politique évident. Sophia Chikirou est députée de Paris, figure de LFI et ancienne communicante de Jean-Luc Mélenchon. Toute affaire la concernant résonne donc dans le débat public.

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Ses soutiens peuvent y voir un acharnement judiciaire ou médiatique. Ses adversaires peuvent y voir une fragilité pour La France insoumise. Mais l’enjeu d’un article informatif est précisément de sortir des réflexes partisans pour revenir aux faits.

À ce stade, Sophia Chikirou conteste les accusations dans les deux dossiers. Le procès du Média doit permettre d’examiner si les éléments retenus par l’accusation sont suffisants pour caractériser une tentative d’escroquerie, ou si la défense parvient à imposer la lecture d’un litige commercial ancien.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !