C’est une phrase prononcée presque en conclusion, mais qui a marqué les esprits. Après avoir longuement évoqué Patrick Bruel et les accusations qui pèsent sur lui, Anny Duperey a fini par concéder une possibilité qui change le ton de son intervention : « Peut-être qu’il préférait lui se jeter sur les filles ». Une remarque qui, à elle seule, résume la complexité de sa prise de position.

Depuis le début de son intervention, la comédienne avait développé une analyse centrée sur les comportements des fans et les interactions parfois envahissantes autour des célébrités. Elle avait évoqué des scènes de concerts où des admiratrices se jetaient sur Patrick Bruel, suggérant que ces situations pouvaient être perçues comme agressives. Mais avec cette dernière phrase, elle reconnaît explicitement que les accusations pourraient aussi correspondre à une réalité différente.
Les faits reprochés à Patrick Bruel sont graves et nombreux. Huit femmes ont témoigné de violences sexuelles présumées sur une période de près de trente ans. Deux plaintes pour viol et tentative de viol ont été déposées, et une autre plainte concerne une agression sexuelle présumée en Belgique. L’une des plaignantes était mineure au moment des faits.
En introduisant cette nuance, Anny Duperey semble vouloir éviter toute conclusion hâtive. Elle reconnaît la possibilité que les faits soient avérés, tout en maintenant sa volonté de ne pas accabler sans preuve définitive. Cette position, qui cherche à concilier prudence et réflexion, est perçue de manière très différente selon les sensibilités.
Certains saluent une prise de parole équilibrée, qui refuse de simplifier une situation complexe. D’autres estiment que ces propos restent problématiques, car ils pourraient être interprétés comme une minimisation des accusations. Dans tous les cas, cette dernière phrase a cristallisé les réactions et montre à quel point chaque mot compte dans ce type de débat.
Cette intervention d’Anny Duperey, dans son ensemble, illustre la difficulté de s’exprimer sur des sujets aussi sensibles sans susciter de controverse. Elle rappelle aussi que les affaires impliquant des personnalités publiques ne se limitent jamais à des faits, mais engagent des visions du monde, des valeurs et des perceptions profondément ancrées.
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