Le témoignage de Karine Viseur repose sur une journée bien précise, qu’elle situe en 2010 dans les locaux de la RTBF. À cette époque, elle travaille comme attachée de presse sur la promotion du film Comme les cinq doigts de la main, dans lequel Patrick Bruel joue. C’est dans ce cadre professionnel qu’elle affirme avoir vécu une situation qu’elle qualifie aujourd’hui d’agression sexuelle.

Elle décrit d’abord une scène dans une loge de maquillage. Selon ses déclarations, elle se serait retrouvée dans un espace clos avec Patrick Bruel, où elle aurait été physiquement approchée de manière insistante. Elle évoque une proximité imposée, parlant de gestes qu’elle n’aurait pas souhaités et d’un sentiment d’inconfort immédiat. Cette première scène constitue, selon elle, un moment clé de la journée.
Le récit se poursuit avec un second épisode, qui se serait déroulé dans des toilettes. Elle affirme avoir été contrainte d’y entrer, puis enfermée. C’est là qu’elle décrit une tentative de baiser forcé, accompagnée de gestes qu’elle considère comme inappropriés. Elle évoque notamment des contacts sous sa robe, insistant sur le fait qu’elle n’était pas consentante. Ce témoignage se distingue par son niveau de détail. Karine Viseur insiste sur les sensations ressenties, sur le contexte dans lequel les faits se seraient produits et sur la manière dont elle a vécu cette situation. Elle explique avoir rapidement compris qu’elle n’était plus dans un cadre professionnel normal, ce qui aurait renforcé son sentiment de vulnérabilité.
Elle évoque également le silence qui a suivi ces événements. Selon elle, le statut de Patrick Bruel aurait joué un rôle déterminant dans son absence de réaction immédiate. Elle explique qu’il était difficile de s’opposer ou de dénoncer des faits impliquant une personnalité aussi connue, ce qui l’aurait poussée à garder le silence pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, elle a décidé de déposer une nouvelle plainte pour ces faits. Elle reconnaît que ceux-ci pourraient être prescrits, mais estime que cela ne doit pas empêcher une démarche judiciaire. Elle insiste sur l’importance de parler, même tardivement, et sur la nécessité d’encourager d’autres personnes à s’exprimer.
Face à ces accusations, Patrick Bruel conteste les faits. Son avocat affirme qu’il n’a jamais forcé quiconque ni dépassé les limites du consentement. Cette opposition entre les deux versions souligne la complexité de l’affaire, qui repose sur des faits anciens et des témoignages détaillés. Ce témoignage relance aujourd’hui les interrogations autour de cette journée de 2010. Il met en lumière des éléments précis, tout en laissant à la justice le soin de déterminer leur portée.
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