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« Ça va passer à 2 euros ! » : la peur d’une flambée de l’essence gagne certains automobilistes

12 mars 2026 - 21 : 20
par Clémence Certains automobilistes redoutent une explosion du prix de l’essence après les tensions autour de l’Iran. Pourtant, les autorités assurent que la situation reste sous contrôle.

Dans certaines stations-service du sud de la France, les discussions entre automobilistes tournent toutes autour du même sujet : le prix de l’essence. Depuis l’escalade des tensions au Moyen-Orient et l’annonce du blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, beaucoup redoutent une hausse spectaculaire du carburant.

Ça va passer à 2 euros ! : la peur d’une flambée de l’essence gagne certains automobilistes

Pour certains conducteurs, l’idée d’un litre d’essence dépassant rapidement les 2 euros n’est plus une hypothèse lointaine. Dans les files d’attente observées dans plusieurs stations du Var ou des Bouches-du-Rhône, cette crainte revient souvent dans les conversations. Une automobiliste racontait ainsi avoir vu le prix passer de 1,64 euro à 1,65 euro en quelques heures seulement. Pour elle, cette évolution est un signal inquiétant. « J’ai peur que ça monte très vite », confiait-elle en remplissant son réservoir.

Cette inquiétude s’explique par le rôle stratégique du détroit d’Ormuz dans le commerce mondial de pétrole. Cette zone maritime située entre l’Iran et Oman est l’un des passages les plus importants de la planète pour les exportations d’or noir. Environ 20 % du pétrole consommé dans le monde transite par ce détroit. Lorsqu’un pays évoque la possibilité de le bloquer, les marchés pétroliers réagissent immédiatement.

C’est ce qui s’est produit lorsque le baril de Brent de mer du Nord, référence pour l’Europe, a dépassé les 80 dollars. Une hausse notable, mais qui reste encore loin des records atteints lors d’autres crises énergétiques. Au début de la guerre en Ukraine en 2022, le Brent avait approché les 140 dollars. À l’époque, la hausse des prix à la pompe avait été beaucoup plus marquée.

Aujourd’hui, les autorités françaises insistent sur un point essentiel : la situation actuelle ne justifie pas la panique. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a expliqué qu’aucune pénurie n’était à craindre. Les stocks de carburant sont jugés suffisants et l’approvisionnement du pays fonctionne normalement.

Pour suivre l’évolution de la situation internationale, une cellule de crise se réunit chaque jour à Bercy. Elle analyse les marchés de l’énergie, les indicateurs économiques et les fluctuations des prix du pétrole. L’objectif est d’anticiper toute évolution susceptible d’avoir un impact sur l’économie française.

Même si une hausse du prix du carburant reste possible à moyen terme, les spécialistes rappellent que les variations du pétrole dépendent de nombreux facteurs. Les décisions de production des pays exportateurs, la demande mondiale ou encore les stocks disponibles jouent tous un rôle. Dans l’immédiat, les autorités appellent donc à ne pas céder à la panique. Continuer à consommer normalement reste le meilleur moyen d’éviter toute tension inutile sur le marché du carburant.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.