Les premières conséquences économiques de la guerre se font déjà sentir dans le monde entier. Alors que les combats se poursuivent entre l’Iran, Israël et les États-Unis, les marchés financiers ont été secoués par une flambée spectaculaire des prix du pétrole.

En quelques heures seulement, le baril de pétrole a dépassé les 115 dollars, une hausse spectaculaire qui rappelle les périodes les plus tendues de l’histoire récente du marché de l’énergie. Cette envolée s’explique par les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est au cœur des préoccupations. Depuis le début de la guerre, cette route maritime stratégique est presque paralysée, ce qui alimente les craintes d’une perturbation majeure du commerce énergétique.
Face à cette situation, les Bourses européennes ont immédiatement réagi. À Paris, l’indice principal a chuté de plus de 2,5 % à l’ouverture. Les places financières de Francfort, Milan et Londres ont également enregistré de fortes baisses. Cette nervosité s’explique par la peur d’un nouveau choc inflationniste. Une hausse durable du prix du pétrole pourrait entraîner une augmentation du coût du transport, de l’énergie et de nombreux produits de consommation.
Les taux d’intérêt des dettes souveraines européennes ont également commencé à grimper. En France, le taux à dix ans a bondi à 3,58 %, contre 3,51 % quelques jours plus tôt. En Italie et au Royaume-Uni, la tendance est similaire. Pour les gouvernements européens, la situation est particulièrement délicate. Une hausse rapide des prix de l’énergie pourrait peser sur le pouvoir d’achat des ménages et ralentir la croissance économique.
Pour l’instant, les autorités européennes se veulent rassurantes. La Commission européenne a affirmé qu’il n’existait pas de risque de pénurie immédiate de pétrole sur le continent. Les États membres disposent en effet de stocks stratégiques équivalents à environ 90 jours de consommation. Mais si la guerre venait à se prolonger, les conséquences économiques pourraient devenir beaucoup plus importantes. Les marchés resteront donc extrêmement attentifs aux évolutions du conflit dans les prochains jours.
Lire aussi : "C'est votre échec" : Gilles Bouleau recadre Emmanuel Macron, ce moment télé qui a déstabilisé le président et glacé le plateau et Emmanuel et Brigitte Macron visés par un nouveau scandale : l’ancien jardinier de l’Élysée a publié une vidéo virale