Actus

“C’est difficile pour moi…” : 35 ans après, les confidences bouleversantes de Lulu Gainsbourg sur son père

13 mars 2026 - 20 : 32
par Clémence 35 ans après la disparition de Serge Gainsbourg, son fils Lulu Gainsbourg se confie sur son enfance, ses souvenirs flous et les “nombreux démons” de son père avant son hommage au Grand Échiquier sur France 2.

Trente-cinq ans après la disparition de Serge Gainsbourg, l’émotion reste intacte. Figure incontournable de la chanson française, artiste provocateur et génial, l’interprète de La Javanaise continue de fasciner.

lulu-gainsbourg-se-confie-sur-son-pere

Mais derrière le mythe, il y avait un père. Et ce père, c’est Lulu Gainsbourg qui en parle aujourd’hui avec pudeur.

Lire aussi : Salaires du JT : combien gagnent réellement Anne‑Claire Coudray, Gilles Bouleau et Laurent Delahousse  ?

35 ans après, un hommage chargé d’émotion

Le 10 mars prochain, le musicien sera l’invité d’une édition exceptionnelle du Grand Échiquier sur France 2, une soirée spéciale organisée pour marquer les 35 ans de la mort de Serge Gainsbourg. Un rendez-vous forcément symbolique pour celui qui n’avait que 5 ans lorsque son père s’est éteint.

À l’approche de cet hommage, Lulu Gainsbourg multiplie les prises de parole. Invité dans l’émission Culture Médias sur Europe 1, il s’est confié avec retenue sur l’image publique de son père et sur ses propres souvenirs d’enfance.

Lire aussi : Les salaires de Léa Salamé et Élise Lucet font polémique, la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme

“Il a fait ce qu’il a pu” : une réponse tout en retenue

L’image de Serge Gainsbourg reste associée à ses excès, à ses provocations télévisées, à son alcoolisation assumée et à ce que beaucoup qualifient de “nombreux démons”. Une image parfois écrasante pour son entourage. Interrogé à ce sujet, Lulu Gainsbourg n’a pas cherché à réécrire l’histoire. Mais il n’a pas non plus cédé à la facilité du jugement. Sa réponse, sobre et sincère, a marqué les esprits : « Des cinq années où je l’ai connu en tant que papa… C’est difficile pour moi de me positionner, mais je dirais qu’il a fait ce qu’il a pu. »

Une phrase qui en dit long. Derrière ces mots, on devine la complexité d’être le fils d’un artiste aussi iconique que controversé. Entre admiration, distance et zones d’ombre, le musicien de 40 ans avance avec nuance. Relancé sur la présence de son père à ses côtés, il a ajouté avec une pointe d’humour : « Il était très occupé comme garçon ! » Une manière légère d’évoquer une réalité plus lourde.

Lire aussi : Voici le salaire de Jean-Pierre Foucault pour présenter le Loto, et il fait beaucoup réagir les internautes

Des souvenirs “flous” d’un père mythique

Ce qui frappe dans les confidences de Lulu Gainsbourg, c’est la notion de souvenirs “flous”. À 5 ans, les images restent fragmentaires. Il évoque notamment une vidéo tournée au Zénith, où il apparaît enfant aux côtés de son père. « Quand je regarde cette vidéo aujourd’hui, j’hallucine. Je ne m’en souviens pas. »

Cette phrase illustre parfaitement la situation paradoxale du fils d’une légende : être présent dans les archives d’un patrimoine culturel national, sans en avoir la mémoire personnelle. Pour beaucoup, Serge Gainsbourg est un monument. Pour lui, c’est un père dont les contours restent parfois brumeux.

Lire aussi : "Maintenant je peux le dire" : pourquoi Karine Le Marchand a refusé de devenir le visage du JT de M6

Lulu Gainsbourg, héritier musical assumé

Si les souvenirs sont flous, l’héritage musical, lui, est limpide. Né de l’union entre Serge Gainsbourg et Bambou, Lulu Gainsbourg a grandi dans un environnement artistique. Très tôt, la musique s’est imposée comme une évidence.

Diplômé de la prestigieuse Berklee College of Music, il s’est construit une carrière solide de musicien et compositeur. En 2011, il signe l’album From Gainsbourg to Lulu, un hommage ambitieux dans lequel il revisite les titres de son père aux côtés d’artistes internationaux.

Cet album marque un tournant : celui d’un fils qui assume pleinement son héritage, tout en cherchant sa propre identité artistique. Car l’enjeu est immense. Comment exister quand on porte un nom aussi chargé ? Comment être soi sans être constamment comparé ?

Lire aussi : « C’est dangereux » : Michel Drucker face aux critiques sur sa fortune colossale

Le piano Bechstein : naissance d’une vocation

Parmi les confidences les plus bouleversantes de Lulu Gainsbourg, il y a ce souvenir intime lié à un piano. Un Bechstein offert par son père. Il raconte que le jour même de la disparition de Serge Gainsbourg, il s’est assis devant cet instrument. Il avait 5 ans.

Toute l’après-midi, il a rejoué à l’oreille les thèmes que son père lui interprétait : Popeye, Les Trois Petits Cochons… Ce moment fondateur a marqué sa mère, Bambou, qui a décidé de l’inscrire sérieusement au piano. Ce récit bouleverse par sa symbolique. Là où certains enfants expriment leur chagrin par les mots, lui l’a exprimé par la musique. Le piano devient alors un lien invisible entre le père disparu et le fils encore enfant.

Lire aussi : Voici le salaire de Julien Lepers : Questions pour un champion, droits d’auteur, immobilier, il détaille ses revenus

Un hommage au Grand Échiquier sous le signe de l’émotion

La participation de Lulu Gainsbourg au Grand Échiquier s’inscrit dans cette continuité. Il ne s’agit pas seulement d’un hommage télévisé. C’est une transmission. Trente-cinq ans après sa mort, Serge Gainsbourg demeure une figure centrale de la culture française. Ses chansons sont reprises, étudiées, analysées. Mais ce 10 mars, c’est aussi le regard d’un fils qui sera au cœur de l’émission.

Et ce regard n’est ni idolâtre ni accusateur. Il est humain. En évoquant les “nombreux démons” de son père, Lulu Gainsbourg ne cherche pas à polémiquer. Il rappelle simplement qu’un génie peut aussi être fragile.

Lire aussi : Les salaires de Léa Salamé et Élise Lucet font polémique, la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme

Entre admiration et lucidité

Ce qui ressort de ces prises de parole, c’est l’équilibre. Lulu Gainsbourg ne nie pas la complexité de son père. Il ne l’idéalise pas non plus. Il avance avec une forme de lucidité douce. Oui, son père avait ses excès. Oui, il était très occupé. Mais il “a fait ce qu’il a pu”.

Cette phrase résume peut-être tout. Elle témoigne d’un regard apaisé, construit avec le temps. Car 35 ans après, l’histoire n’est plus seulement celle d’un artiste maudit. Elle est aussi celle d’un fils devenu adulte, qui choisit d’honorer la mémoire de son père sans renier sa vérité personnelle.

Lire aussi : Sonia Mabrouk chez BFMTV : son salaire “généreux” fait grincer des dents en pleine tempête financière

Le poids et la richesse d’un nom

Porter le nom Gainsbourg, c’est hériter d’un patrimoine culturel immense. C’est aussi porter une attente permanente. Pourtant, Lulu Gainsbourg a su tracer sa propre voie. Moins provocateur, plus discret, il incarne une autre manière d’exister dans l’ombre d’un mythe.

Son parcours prouve qu’il ne se contente pas d’être “le fils de”. Il est musicien, compositeur, diplômé d’une grande école américaine, et reconnu par ses pairs. Son hommage au Grand Échiquier sera donc à la fois un regard vers le passé et une affirmation du présent.

Lire aussi : Horoscope chinois 2026 : ce que révèle l’année du Cheval de Feu pour chaque signe

Une relation brève mais indélébile

Cinq années seulement. C’est le temps qu’a duré la relation père-fils entre Serge Gainsbourg et Lulu Gainsbourg. Cinq années qui peuvent sembler peu, mais qui ont suffi à ancrer une passion commune : la musique. Au-delà des polémiques, des excès et des archives télévisées, c’est peut-être cela qu’il faut retenir. Un piano, un enfant, des mélodies rejouées à l’oreille. Et un héritage qui, malgré les zones d’ombre, continue de vivre.

Découvrez maintenant Salaires du JT : combien gagnent réellement Anne‑Claire Coudray, Gilles Bouleau et Laurent Delahousse ? et Voici le salaire astronomique que Léa Salamé a refusé chez BFMTV pour présenter le JT de France 2.

Lire aussi : Voici le salaire de Jean-Pierre Foucault pour présenter le Loto, et il fait beaucoup réagir les internautes

Ajouter les points
0
Points
Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.