Actus

Star Academy : Marlène Schaff brise le silence sur la Nouvelle Star et dénonce un système “de chair à canon”

02 mars 2026 - 14 : 42
par Clémence Avant la Star Academy, Marlène Schaff a tenté sa chance à la Nouvelle Star. Dans une interview, elle évoque des critiques humiliantes et dénonce un système fondé sur le clash.

Connue aujourd’hui pour son rôle de professeure d’expression scénique à la Star Academy, Marlène Schaff s’impose comme une figure bienveillante et engagée dans le paysage des télé-crochets français.

Star Academy : Marlène Schaff brise le silence sur la Nouvelle Star et dénonce un système “de chair à canon”

Lire aussi : Lucie Bernardoni accusée de maltraitance sur sa fille : la répétitrice de la Star Academy dans la tourmente

Marlène Schaff : des auditions de la Nouvelle Star à la Star Academy

Pourtant, son propre parcours dans ces émissions n’a rien eu d’un conte de fées. Avant d’être dans l’ombre des talents de The Voice, puis sous les projecteurs du château de la Star Academy, l’artiste est passée par la case Nouvelle Star. Une étape marquante… mais douloureuse.

Alors qu’elle présente aujourd’hui son spectacle A queen is born à l’Alhambra, Marlène Schaff est revenue avec franchise sur cette audition qui l’a profondément marquée. Une prise de parole forte, qui relance le débat sur les méthodes des télé-crochets des années 2000.

Lire aussi : “I said yes !” : cette ex-star de la Star Academy annonce son mariage et fait fondre les internautes

Nouvelle Star : une audition marquée par l’humiliation

À l’époque, la jeune chanteuse se présente devant un jury composé notamment de Philippe Manoeuvre et de Mathieu Blanc-Francard, plus connu sous le nom de Sinclair. Pleine d’ambition, elle choisit d’interpréter une reprise d’Aerosmith.

Mais la prestation ne se déroule pas comme elle l’espérait. Si le sourire est au rendez-vous, la remarque qui suit va la blesser durablement. “Tu ferais une super choriste !”, lui lance Sinclair, visiblement amusé.

Une phrase qui, sur le moment, peut sembler anodine. Pourtant, pour Marlène Schaff, elle résonne comme une humiliation. Elle y voit un double mépris : pour elle en tant qu’artiste, mais aussi pour le métier de choriste.

Avec le recul, elle décrit ce moment comme une expérience violente. Elle confie s’être effondrée intérieurement face à une vanne prononcée avec légèreté, sans considération pour l’impact émotionnel.

Lire aussi : « 2 500 euros par mois à 15 ans » : ce détail sur la fille de Lucie Bernardoni qui fait bondir

Le clash comme moteur des télé-crochets

Au-delà de sa propre histoire, Marlène Schaff pointe un système. Selon elle, à cette époque, l’objectif principal des émissions comme la Nouvelle Star n’était pas la pédagogie ni l’accompagnement artistique. Ce qui primait, c’était le clash. Le moment de télévision fort. La phrase qui fait réagir.

Elle emploie une expression lourde de sens : “Nous étions de la chair à canon.” Cette déclaration interroge sur l’évolution des télé-crochets en France. Les premières saisons étaient souvent marquées par des jurés aux critiques acerbes, parfois humiliantes, devenues des séquences virales avant l’heure. Le divertissement passait avant la protection émotionnelle des candidats.

En partageant son expérience, Marlène Schaff met en lumière une réalité rarement racontée par ceux qui ont tenté leur chance sans accéder à la finale ou à la célébrité immédiate.

Lire aussi : Star Academy 2025 : les candidats sont-ils vraiment payés à la hauteur des sacrifices ?

De candidate blessée à professeure engagée à la Star Academy

Le contraste est saisissant avec l’image qu’elle incarne aujourd’hui à la Star Academy.

Devenue répétitrice puis professeure d’expression scénique, Marlène Schaff revendique une approche radicalement différente. Là où elle a ressenti le mépris, elle prône le respect. Là où elle a vécu la domination symbolique, elle défend le consentement.

Elle insiste sur la nature hiérarchique de la relation professeur-élève. Selon elle, cette asymétrie rend d’autant plus nécessaire une vigilance sur le respect de l’autre. Elle explique notamment qu’un élève, placé face à une figure d’autorité, osera rarement dire non. Même lorsqu’on lui demande son accord. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte plus large de prise de conscience autour des dynamiques de pouvoir dans les milieux artistiques et éducatifs.

Lire aussi : Star Academy : pourquoi la gagnante Ambre a choisi un autre nom pour lancer sa carrière

Consentement et pédagogie : une position forte

Dans ses interviews, Marlène Schaff détaille son engagement pour limiter au maximum les contacts physiques dans le cadre pédagogique. Elle souligne qu’il existe des outils pour enseigner l’expression scénique sans avoir à toucher systématiquement les élèves.

Sa démarche repose sur une conviction : dans un rapport hiérarchique, le consentement peut devenir flou. Un élève peut accepter par envie de bien faire, de plaire, ou par crainte implicite de décevoir.

En adoptant cette posture, la professeure de la Star Academy envoie un signal fort. Elle incarne une nouvelle génération d’enseignants artistiques plus attentifs aux questions de respect et d’équilibre relationnel.

Lire aussi : « 2 500 euros par mois à 15 ans » : ce détail sur la fille de Lucie Bernardoni qui fait bondir

Une évolution des mentalités dans les télé-crochets ?

La prise de parole de Marlène Schaff intervient à un moment où les émissions comme la Star Academy cherchent à moderniser leur image. Si le divertissement reste au cœur du programme, la mise en avant de coachs bienveillants participe à un repositionnement stratégique. Le public d’aujourd’hui est plus sensible aux questions d’humiliation télévisée et de harcèlement médiatique.

Les réseaux sociaux amplifient les débats et rendent plus visibles les excès. Dans ce contexte, le témoignage de Marlène Schaff résonne comme une illustration de l’évolution du secteur. D’une télévision du clash à une télévision de l’accompagnement, le paysage semble avoir changé.

Lire aussi : “I said yes !” : cette ex-star de la Star Academy annonce son mariage et fait fondre les internautes

A queen is born : la revanche artistique

Au-delà de la polémique, l’artiste se concentre aujourd’hui sur son spectacle A queen is born. Cette création scénique symbolise une forme de renaissance. Après avoir été réduite à une “super choriste” par un juré, elle assume pleinement son identité d’artiste principale.

Le titre même du spectacle évoque cette affirmation : une reine est née. Cette trajectoire rappelle que les échecs télévisés ne définissent pas une carrière. De nombreux artistes ont essuyé des refus avant de trouver leur voie.

Lire aussi : Lucie Bernardoni accusée de maltraitance sur sa fille : la répétitrice de la Star Academy dans la tourmente

Marlène Schaff, symbole d’un changement de culture

En révélant les coulisses de son audition à la Nouvelle Star, Marlène Schaff ne règle pas des comptes. Elle met en perspective une époque. Son témoignage nourrit une réflexion plus large sur la responsabilité des jurys, la place du divertissement et le respect des candidats.

Aujourd’hui, à la Star Academy, elle se positionne comme l’exact opposé de ce qu’elle a vécu : une professeure attentive, consciente des enjeux psychologiques et engagée dans une pédagogie respectueuse.

Son parcours illustre une évolution majeure des télé-crochets en France. Et si son histoire rappelle la dureté de certains castings, elle montre surtout qu’une expérience douloureuse peut devenir le moteur d’un engagement fort et durable.

Découvrez maintenant Lucie Bernardoni accusée de maltraitance sur sa fille : la répétitrice de la Star Academy dans la tourmente et Danse avec les stars : combien touchent vraiment les danseurs professionnels chaque saison ?

Lire aussi : Laure Manaudou entre Danse avec les stars et marathon de Paris : comment elle gère ses enfants et son planning surchargé

Ajouter les points
0
Points
Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.