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Rachida Dati utilise leur tube pour sa campagne : ce groupe français la recadre publiquement

24 février 2026 - 16 : 12
par Clémence Rachida Dati crée la polémique en utilisant « Time for a Change » du groupe Elephanz pour sa campagne des municipales à Paris. Le groupe réagit publiquement et dénonce une récupération politique.

Rachida Dati pensait sans doute envoyer un message clair en reprenant un titre emblématique pour illustrer son ambition de « changement » à Paris.

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Mais ce qui devait être un clin d’œil musical stratégique s’est transformé en polémique politique. En utilisant le morceau « Time for a Change » du groupe Elephanz dans une story Instagram liée à sa campagne des municipales, la candidate à l’Hôtel de Ville a déclenché une réaction publique et cinglante des artistes concernés. À trois semaines du premier tour des municipales à Paris, cette séquence illustre les tensions croissantes entre communication politique, réseaux sociaux et création artistique.

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Rachida Dati et Elephanz : une polémique en pleine campagne des municipales

La scène se déroule sur Instagram. L’équipe de Rachida Dati publie une story pour se féliciter d’un sondage Ifop-Fiducial la donnant gagnante au second tour face à Emmanuel Grégoire. En fond sonore, le titre « Time for a Change » du groupe nantais Elephanz.

Le choix n’est pas anodin. La candidate se positionne comme l’incarnation du changement à Paris, après plusieurs mandats socialistes. Le slogan implicite fonctionne : le changement, en musique.

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Sauf que les artistes n’ont pas apprécié. Les membres du groupe, Jonathan et Maxime Verleysen, ont publiquement exprimé leur mécontentement. Sur leurs réseaux sociaux, ils ironisent : ils sont « un peu étonnés » d’avoir retrouvé leur « petit hymne » dans une story politique. Leur message est clair : ce n’est « vraiment pas le changement » qu’ils espéraient en écrivant ce morceau.

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Time for a Change : un titre détourné de son sens original

Le morceau « Time for a Change » a contribué à la notoriété d’Elephanz, groupe nommé aux Victoires de la musique en 2014. Avec des titres comme « Maryland », ils ont su s’imposer sur la scène pop française. Or, contrairement à l’interprétation politique suggérée par la campagne de Rachida Dati, la chanson évoque davantage une évolution personnelle qu’une alternance électorale.

Ce décalage sémantique est au cœur du malaise. Les artistes estiment que leur création a été utilisée dans un contexte qui ne correspond ni à leur intention initiale ni à leurs convictions. Ils vont même plus loin en adressant un message direct à la candidate : « Merci madame Dati d’aller piocher vos sons de campagne ailleurs. »

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Récupération politique et musique : un sujet sensible

La polémique autour de Rachida Dati et Elephanz n’est pas un cas isolé. L’utilisation de morceaux musicaux dans des campagnes politiques est régulièrement source de tensions.

Pour les artistes, la musique est une expression personnelle, parfois intime. Lorsqu’un titre est associé à une figure politique sans validation explicite, cela peut être perçu comme une récupération.

D’autant plus que Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, est directement liée aux enjeux artistiques nationaux. Dans leur message, les membres d’Elephanz font d’ailleurs une allusion appuyée au « bilan » culturel de la candidate rue de Valois. Ce détail ajoute une dimension supplémentaire à la controverse : la musique n’est pas seulement un outil de communication, elle devient un symbole politique.

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Municipales à Paris : un contexte électoral sous tension

Cette polémique intervient alors que la campagne des municipales à Paris s’intensifie. Rachida Dati est actuellement donnée en tête dans plusieurs configurations de second tour, que ce soit face à Emmanuel Grégoire ou dans une triangulaire avec Pierre-Yves Bournazel.

Sa stratégie repose sur une communication offensive, notamment sur les réseaux sociaux, avec des attaques ciblées contre le bilan d’Anne Hidalgo et de son ancien premier adjoint. Dans ce contexte, chaque geste, chaque publication, chaque symbole est scruté. L’utilisation d’un morceau intitulé « Time for a Change » s’inscrivait dans cette logique narrative : incarner l’alternative. Mais la réaction du groupe vient fragiliser ce storytelling.

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Réseaux sociaux et communication politique : un terrain glissant

La séquence met en lumière les risques d’une communication politique très digitalisée. Les stories Instagram sont éphémères, mais leur impact peut être durable. Même si la publication de l’équipe de Rachida Dati a disparu au bout de 24 heures, la capture et la réaction d’Elephanz ont prolongé l’affaire.

À l’ère des réseaux sociaux, la temporalité est inversée : ce qui devait être une séquence positive peut rapidement devenir un bad buzz. Les équipes de campagne doivent désormais anticiper non seulement la réception du message par les électeurs, mais aussi par les créateurs dont elles utilisent les œuvres.

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Culture et politique : une frontière fragile

Le cas Rachida Dati – Elephanz pose une question plus large : où s’arrête l’inspiration et où commence l’instrumentalisation ? Les campagnes électorales ont toujours emprunté à la culture populaire. Mais aujourd’hui, les artistes disposent d’une tribune immédiate pour exprimer leur désaccord.

Dans cette affaire, le groupe a choisi l’ironie plutôt que l’escalade juridique. Aucun contentieux n’a été annoncé, mais la prise de position publique suffit à installer un malaise. Pour une candidate qui occupe encore le portefeuille de la Culture, l’image est délicate.

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Quel impact sur la campagne de Rachida Dati ?

À court terme, la polémique pourrait rester anecdotique. Les enjeux des municipales à Paris dépassent largement une story Instagram. Cependant, dans une campagne aussi serrée, chaque épisode contribue à façonner une perception.

La stratégie de Rachida Dati, axée sur l’idée de changement, se retrouve paradoxalement contestée par ceux-là mêmes dont elle emprunte les mots. L’épisode rappelle que la communication politique ne peut ignorer la dimension symbolique de la culture.

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Dans une capitale où les questions culturelles occupent une place centrale, le dialogue entre artistes et responsables politiques reste un sujet sensible.

La campagne continue, les sondages évoluent, et les réseaux sociaux resteront un terrain décisif. Mais une chose est sûre : en voulant illustrer le changement en musique, Rachida Dati a déclenché une dissonance inattendue. Et dans une élection où chaque note compte, la moindre fausse harmonie peut résonner bien au-delà d’une simple story.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.