Donald Trump s’apprête à prononcer le discours le plus important de son second mandat. Pourtant, à la veille de cette intervention très attendue devant le Congrès, les chiffres ne jouent pas en sa faveur.

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Avec une cote de popularité inférieure à 40 %, le président américain traverse l’un des moments les plus délicats de sa présidence. Face aux sondages défavorables, il affirme pourtant bénéficier d’un « soutien silencieux » et conteste ouvertement les données publiées. Cette séquence politique, hautement stratégique, intervient dans un contexte économique tendu et de forte polarisation de l’opinion publique.
Donald Trump conteste des sondages alarmants
À la Maison Blanche, devant des familles de victimes d’organisations criminelles étrangères, Donald Trump a choisi d’attaquer frontalement les enquêtes d’opinion. Selon plusieurs études récentes, son taux d’approbation stagne autour de 36 % à 39 %, un niveau particulièrement bas pour un président en exercice.
Plutôt que de reconnaître une difficulté, il affirme que « les vrais sondages » le placeraient largement en tête face à n’importe quel adversaire politique. Il évoque même une victoire écrasante, sans « match serré ». Cette stratégie rhétorique n’est pas nouvelle : depuis 2016, le président américain conteste régulièrement les instituts de sondage lorsqu’ils lui sont défavorables.
Pourtant, les chiffres publiés par des organismes reconnus dressent un constat différent. Les données indiquent une défiance croissante sur plusieurs dossiers majeurs : économie, inflation, droits de douane et priorités gouvernementales.
Une popularité en recul sous les 40 %
Les enquêtes réalisées mi-février montrent une dynamique préoccupante pour la Maison Blanche. Plus de 60 % des Américains interrogés expriment une opinion négative du président.
Plus précisément, 64 % désapprouvent sa politique sur les droits de douane, accusée d’augmenter le coût de la vie. 65 % estiment qu’il n’agit pas efficacement contre l’inflation, devenue la principale préoccupation des ménages américains.
Autre donnée marquante : 64 % des sondés jugent le président « déconnecté » des préoccupations quotidiennes des citoyens. Cette perception d’éloignement constitue un signal politique particulièrement sensible dans un pays marqué par les inégalités sociales et les tensions économiques.
Enfin, 61 % pensent que sa politique conduit le pays dans la mauvaise direction. Un chiffre qui pèse lourd à l’approche d’un discours censé rassembler et redonner une impulsion.
Le discours sur l’état de l’Union, un moment clé
Le discours sur l’état de l’Union représente traditionnellement un moment stratégique pour tout président américain. Il permet de fixer le cap, de rappeler les réussites et d’annoncer les priorités à venir. Pour Donald Trump, cette intervention prend une dimension encore plus décisive. Il s’agit de son premier grand discours institutionnel de son second mandat devant le Parlement.
Dans un contexte d’impopularité record, l’enjeu est double : rassurer sa base électorale tout en tentant de reconquérir les indécis. Le président insiste sur la comparaison avec l’administration précédente, affirmant que son second mandat serait « bien plus puissant » que s’il avait remporté l’élection en 2020.
Il martèle également que sa victoire de 2024 aurait dû être plus large, évoquant des chiffres supérieurs à ceux officiellement comptabilisés. Officiellement, il a obtenu 77 millions de voix et 312 grands électeurs, contre 75 millions et 226 grands électeurs pour Kamala Harris.
Inflation et pouvoir d’achat au cœur des critiques
L’inflation reste la principale source de mécontentement. Les ménages américains subissent la hausse des prix, notamment sur l’énergie et l’alimentation. La politique de droits de douane défendue par Donald Trump est perçue par une majorité comme un facteur aggravant du coût de la vie.
Si le président affirme vouloir protéger l’économie nationale et favoriser l’industrie américaine, les effets immédiats sur les prix alimentent les critiques.
Seulement 32 % des Américains estiment qu’il définit les bonnes priorités, selon une autre enquête. Cette donnée souligne une fracture entre la stratégie politique affichée et les attentes concrètes des électeurs.
Le pari du “soutien silencieux”
Face à ces indicateurs défavorables, Donald Trump mise sur ce qu’il appelle un « soutien discret » ou « soutien silencieux ». Cette idée repose sur l’hypothèse que de nombreux électeurs n’expriment pas publiquement leur appui mais votent en sa faveur.
Trump alludes to his bad polls: "It just amazes me that there is not more support out there. We actually have a silent support." pic.twitter.com/qhbB7iwWea
— Aaron Rupar (@atrupar) February 23, 2026
Ce concept avait déjà été évoqué lors des campagnes précédentes, notamment en 2016. Toutefois, la différence réside aujourd’hui dans le contexte : le président est en exercice et les sondages mesurent une satisfaction liée à la gestion actuelle du pays, non une simple intention de vote. Le défi consiste donc à transformer ce soutien supposé en dynamique visible et mesurable.
Une stratégie basée sur la comparaison avec Biden
Dans ses déclarations, Donald Trump insiste sur la comparaison avec l’administration Biden, qualifiée d’« horrible ». Cette stratégie vise à relativiser les critiques en les mettant en perspective avec le mandat précédent.
Cependant, les enquêtes montrent que la défiance actuelle dépasse la simple opposition partisane. Une majorité d’Américains exprime une insatisfaction sur des sujets transversaux comme l’économie et la direction du pays. La question centrale devient alors : le discours sur l’état de l’Union suffira-t-il à inverser la tendance ?
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Un moment charnière pour le second mandat
L’intervention du 24 février s’annonce comme un test politique majeur. Elle devra à la fois mobiliser les soutiens fidèles et répondre aux inquiétudes économiques. Pour l’heure, les chiffres sont clairs : taux d’approbation à 36 %, perception de déconnexion, critiques sur l’inflation et les droits de douane.
Le président joue une partie importante de sa crédibilité. Si le discours parvient à redonner une perspective claire et rassurante, il pourrait stabiliser son socle électoral. À l’inverse, un message perçu comme décalé renforcerait le sentiment de distance entre la Maison Blanche et les préoccupations quotidiennes.
Dans un pays profondément divisé, la bataille de l’opinion se joue désormais autant dans les urnes que dans les sondages. Et pour Donald Trump, cette séquence pourrait marquer un tournant décisif de son second mandat.
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