Alors que le ciel s’éclaircit enfin sur une grande partie du territoire, la situation reste critique dans l’ouest de la France. Ce lundi 23 février, Météo-France maintient trois départements en vigilance orange pour crues : la Charente, la Vendée et la Sarthe.

Un paradoxe apparent, puisque aucune nouvelle pluie significative n’est attendue dans la journée. Pourtant, les conséquences des précipitations exceptionnelles des dernières semaines continuent de se faire sentir. Entre sols saturés, rivières en crue et habitations inondées, la décrue pourrait prendre plusieurs jours. Décryptage d’une situation hydrologique encore préoccupante.
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Pourquoi la vigilance orange est maintenue ce 23 février
Le retour du soleil ne signifie pas un retour immédiat à la normale. Si les températures remontent légèrement — entre 12 et 13 °C dans les zones concernées — les cours d’eau restent à des niveaux élevés.
La vigilance orange crues signifie un risque de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur les biens et les personnes. Dans le cas présent, les bassins versants de la Charente aval, de la Sarthe, de la Maine et de la Loire sont encore sous tension.
Même sans précipitations supplémentaires, l’eau accumulée continue de s’écouler lentement vers les rivières principales. Les sols, gorgés d’eau après plusieurs semaines de pluie, n’absorbent plus rien. Résultat : le moindre ruissellement alimente les crues. Cette inertie hydrologique explique pourquoi la décrue ne sera pas immédiate.
Trois départements particulièrement exposés
La Charente
En Charente, les débordements sont particulièrement marqués en aval du fleuve. Plusieurs communes ont vu leurs quais et zones basses submergés. Des routes secondaires restent impraticables. Le niveau de la Charente demeure supérieur aux normales saisonnières, avec un écoulement ralenti vers l’estuaire.
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La Vendée
En Vendée, ce sont les zones proches des marais et des cours d’eau secondaires qui concentrent les inquiétudes. Les nappes phréatiques sont à saturation et les terrains agricoles fortement détrempés. Certaines habitations ont subi des infiltrations prolongées, fragilisant les structures et nécessitant des interventions d’urgence.
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La Sarthe
La Sarthe reste également sous haute surveillance. La rivière du même nom et ses affluents présentent encore des niveaux critiques. Les débordements touchent des secteurs urbains comme ruraux. Les autorités locales maintiennent des dispositifs de prévention et recommandent la plus grande prudence aux riverains.
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35 jours de pluie : un record historique
La situation actuelle s’inscrit dans un contexte météorologique exceptionnel. La France a connu 35 jours consécutifs de pluie entre janvier et février, un record inédit depuis 1959. Cette succession de perturbations a particulièrement affecté l’ouest du pays. Les précipitations répétées ont progressivement saturé les sols, réduit leur capacité d’absorption et gonflé les cours d’eau.
Ce phénomène illustre l’effet cumulatif des épisodes pluvieux : ce ne sont pas seulement les fortes pluies ponctuelles qui provoquent les crues, mais aussi leur répétition sur une longue durée.
Les infrastructures hydrauliques, même dimensionnées pour des crues décennales, peuvent se retrouver dépassées lorsque les sols ne jouent plus leur rôle de régulation naturelle.
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Des milliers d’habitants touchés
Les conséquences humaines sont importantes. Des milliers d’habitants ont vu leur logement inondé. Dans certaines communes, l’eau a envahi caves, rez-de-chaussée et garages. Les dégâts matériels s’accumulent : mobilier détruit, équipements électriques hors service, structures fragilisées.
Plusieurs milliers de foyers restent également privés d’électricité. Les réseaux ont été endommagés par l’eau ou mis hors tension par mesure de sécurité. Les services de secours sont mobilisés depuis plusieurs jours pour pomper l’eau, sécuriser les zones dangereuses et accompagner les sinistrés.
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Pourquoi la décrue pourrait être lente
L’absence de pluie ne suffit pas à faire baisser rapidement les niveaux d’eau. Plusieurs facteurs expliquent la lenteur possible de la décrue :
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Sols saturés empêchant toute absorption supplémentaire
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Niveaux élevés des nappes phréatiques
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Écoulement progressif vers les grands axes fluviaux
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Relief relativement plat dans certaines zones, ralentissant l’écoulement
En clair, l’eau doit s’évacuer progressivement vers l’aval, ce qui peut prendre plusieurs jours, voire plus d’une semaine selon les secteurs. Les autorités surveillent donc attentivement les courbes de niveaux. Une amélioration durable nécessitera plusieurs jours sans précipitations significatives.
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Quels risques persistent ?
Même si la situation semble stabilisée, plusieurs risques demeurent :
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Fragilisation des digues et berges
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Glissements de terrain localisés
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Dégradations de chaussées
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Risques sanitaires liés aux eaux stagnantes
La prudence reste donc de mise, notamment pour les habitants vivant en zone inondable. Les consignes officielles recommandent d’éviter les déplacements non indispensables dans les secteurs touchés et de ne jamais s’engager sur une route inondée.
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Une situation révélatrice des enjeux climatiques
Ces épisodes répétés de crues interrogent également sur l’évolution du climat. Les records de précipitations et la fréquence accrue des épisodes intenses soulignent la nécessité d’adapter les territoires.
Urbanisation en zones inondables, imperméabilisation des sols, modification des régimes pluviométriques : autant de facteurs qui amplifient les phénomènes. Les collectivités locales devront probablement renforcer les dispositifs de prévention et de gestion des risques hydrologiques.
Vers un retour progressif à la normale ?
Si les prévisions se confirment, l’amélioration météo devrait permettre une stabilisation progressive. Toutefois, la vigilance restera active tant que les niveaux d’eau ne repasseront pas sous les seuils critiques.
Pour les habitants de la Charente, de la Vendée et de la Sarthe, la journée du 23 février marque donc une étape intermédiaire : la pluie s’arrête, mais la crise n’est pas totalement derrière eux. La décrue demandera patience et surveillance constante.
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En résumé
Malgré le retour du soleil, la vigilance orange crues reste en vigueur dans trois départements : la Charente, la Vendée et la Sarthe. Après 35 jours consécutifs de pluie, les sols saturés et les niveaux d’eau élevés expliquent le maintien de l’alerte.
Des milliers d’habitants restent affectés par des inondations et des coupures d’électricité. La décrue est attendue, mais elle pourrait être lente. La prudence demeure donc essentielle dans les zones concernées.
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