Le 11 mars 2023, le plateau de Quelle époque ! sur France 2 a été le théâtre d’un échange particulièrement tendu entre Sonia Mabrouk et Élise Lucet.

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Invitées par Léa Salamé, les deux journalistes, figures emblématiques du paysage audiovisuel français, se sont affrontées sur un sujet sensible : l’indépendance de France Télévisions et l’usage de l’argent public. Ce face-à-face, largement commenté depuis, a cristallisé un débat de fond sur le rôle du service public, la transparence des médias et la capacité d’autocritique des rédactions.
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Quelle époque ! : un plateau transformé en arène médiatique
L’émission Quelle époque !, animée par Léa Salamé, se distingue par son ton direct et ses débats sans filtre. Ce soir-là, la présence conjointe de Sonia Mabrouk, alors figure de CNews et d’Europe 1, et d’Élise Lucet, incarnation de Cash Investigation et d’Envoyé Spécial, promettait un échange musclé.
????️ @SoMabrouk "attend un @cashinvestigati sur @Francetele" dans un échange à bâtons rompus avec @EliseLucet
— Quelle Époque! (@QuelleEpoqueOff) March 11, 2023
???? #QuelleEpoque @France2tv @LeaSalame pic.twitter.com/gtlc7LN1fZ
La discussion a basculé lorsque Sonia Mabrouk a lancé : « J’attends un Cash Investigation sur France Télévisions. » Une phrase simple, mais lourde de sens. Derrière cette remarque se profile une question centrale : le service public peut-il enquêter sur lui-même ?
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France Télévisions et l’indépendance journalistique
Face à cette interpellation, Élise Lucet a répondu sans détour : « Il n’y a pas grand-chose à faire et à dire sur France Télévisions. » Cette réplique a immédiatement posé le cadre du débat. Pour la journaliste d’investigation, les dérives qu’elle traque dans ses enquêtes ne concerneraient pas le groupe public. Sonia Mabrouk, elle, a insisté sur la nécessité d’une « enquête indépendante ».
Ce point est crucial : l’indépendance journalistique ne se limite pas à la liberté d’enquêter, elle implique aussi la capacité d’analyser sa propre structure. Lorsque Sonia Mabrouk évoque « c’est un peu notre argent », elle rappelle que France Télévisions est financé par les contribuables. Le débat ne porte donc pas seulement sur une émission, mais sur la légitimité du contrôle interne dans un média financé par l’argent public.
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Le parallèle avec CNews et Vincent Bolloré
L’échange a pris une nouvelle dimension lorsque Élise Lucet a répliqué : « Est-ce qu’un journaliste de CNews pourrait faire une enquête sur Vincent Bolloré ? » En posant cette question, elle renvoie la problématique vers le secteur privé. CNews, chaîne appartenant au groupe de Vincent Bolloré, est régulièrement au cœur de polémiques concernant son indépendance éditoriale.
Le parallèle est stratégique. Élise Lucet met en lumière une symétrie potentielle : si l’on exige une enquête interne à France Télévisions, pourquoi ne pas exiger la même transparence dans un groupe privé ?
Cette comparaison souligne une tension plus large entre médias publics et privés, chacun revendiquant son indépendance tout en étant soumis à des contraintes structurelles différentes.
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Cash Investigation et la question de l’autocritique
Cash Investigation, emblématique programme d’investigation diffusé sur France 2, s’est imposé comme une référence en matière d’enquêtes sur les grandes entreprises et les institutions. Mais peut-il enquêter sur sa propre maison ?
Pour certains observateurs, la crédibilité d’un média repose aussi sur sa capacité à pratiquer l’autocritique. Pour d’autres, un audit interne relèverait d’organismes indépendants et non des rédactions elles-mêmes.
Sonia Mabrouk, en suggérant une enquête menée par Élise Lucet elle-même, joue sur cette dimension symbolique : qui mieux que la « patronne de l’investigation » pour examiner le fonctionnement du service public ?
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Argent public et responsabilité médiatique
Le cœur du débat réside dans la formule prononcée par Sonia Mabrouk : « C’est un peu notre argent. » Cette phrase renvoie à la suppression de la redevance audiovisuelle et aux financements publics de France Télévisions. Lorsque l’argent des contribuables finance un groupe audiovisuel, la question de la transparence devient centrale.
Le public est en droit d’attendre une gestion rigoureuse et une indépendance éditoriale totale. Mais cela signifie-t-il qu’une rédaction doit s’enquêter elle-même ? Ou que cette mission relève d’instances extérieures comme la Cour des comptes ? La tension sur le plateau révèle en réalité un débat structurel sur le rôle du service public audiovisuel dans une démocratie.
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Un débat révélateur du paysage audiovisuel français
Au-delà des personnalités impliquées, cet échange entre Sonia Mabrouk et Élise Lucet met en lumière la fragmentation du paysage médiatique français. Entre chaînes d’information en continu, groupes privés influents et service public, les lignes éditoriales s’opposent souvent frontalement.
La présence de Christophe Dechavanne et la mention d’une enquête initiée par Tristan Waleckx sur le groupe Bolloré ont ajouté une dimension supplémentaire au débat, montrant que les enquêtes sur les groupes médiatiques existent déjà, mais qu’elles peuvent entraîner des réactions juridiques.
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Une séquence toujours commentée
Plusieurs mois après sa diffusion, cette séquence de Quelle époque ! continue d’être partagée et commentée. Elle incarne un moment rare où deux visions du journalisme se confrontent publiquement, sans détour. D’un côté, une exigence de transparence accrue pour le service public. De l’autre, la défense d’une rédaction qui revendique déjà son indépendance.
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Ce que révèle ce face-à-face
Ce débat ne se résume pas à une rivalité entre deux journalistes. Il révèle une interrogation profonde sur la confiance accordée aux médias, sur le financement public et sur la capacité des rédactions à se remettre en question.
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En posant la question d’une enquête sur France Télévisions, Sonia Mabrouk a ouvert une réflexion sur la gouvernance des médias publics. En répliquant sur CNews et Vincent Bolloré, Élise Lucet a élargi le débat à l’ensemble du paysage audiovisuel. Finalement, ce face-à-face a surtout démontré que la question de l’indépendance journalistique reste un sujet central, sensible et éminemment politique.
Découvrez maintenant "C’est moi la porte ?" : le violent incident qui secoue CNews après la prise de position de Sonia Mabrouk et Sonia Mabrouk quitte CNews : les raisons profondes d’un départ très politique
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