Invitée de RTL Matin ce mercredi 18 février, Rachida Dati n’a pas mâché ses mots. La candidate à la mairie de Paris est revenue sur l’accident de vélo de Thomas Sotto, imputant directement la responsabilité à l’état de la voirie à Paris, tout en glissant un tacle à Anne Hidalgo.

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Une intervention marquée également par un échange particulièrement tendu avec le journaliste Olivier Boy autour de l’affaire Complément d’enquête. Retour complet sur une séquence médiatique qui s’inscrit dans un contexte électoral explosif à l’approche des municipales 2026 à Paris.
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Rachida Dati relance le débat sur la voirie à Paris après l’accident de Thomas Sotto
L’élément déclencheur de la séquence est l’accident de vélo survenu le 30 janvier dernier. Thomas Sotto, figure bien connue de la matinale de RTL, a chuté et dû être opéré en urgence de la jambe. Depuis, il est en convalescence et temporairement remplacé par Olivier Boy. Profitant de cette actualité, Rachida Dati a lancé sans détour : « Il s’est cassé la gueule à cause de la voirie défoncée à Paris ! »
Une formule volontairement percutante, dans la droite ligne de sa stratégie de campagne. La ministre de la Culture et candidate à la mairie n’a pas seulement évoqué un accident individuel : elle a replacé l’événement dans un débat plus large sur l’état des routes et infrastructures parisiennes.
La voirie à Paris est depuis plusieurs années un sujet de controverse. Travaux permanents, chaussées dégradées, pistes cyclables parfois critiquées : les reproches adressés à la municipalité actuelle sont nombreux. En reliant directement l’accident de Thomas Sotto à la gestion municipale, Rachida Dati a clairement visé sa rivale, Anne Hidalgo.
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Une attaque indirecte contre Anne Hidalgo en pleine campagne
À un mois des élections municipales des 15 et 22 mars, chaque apparition médiatique prend une dimension stratégique. En affirmant : « Vous avez vu l’état de la voirie ? Elle est défoncée », la candidate LR transforme un fait divers en argument politique.
Ce type de communication répond à une logique simple : illustrer par un exemple concret une problématique de gestion municipale. L’accident d’un journaliste connu permet d’ancrer le débat dans le quotidien des auditeurs.
La voirie, la circulation, la place du vélo, les embouteillages ou encore la transformation urbaine sont devenus des thèmes centraux de la campagne. En utilisant un ton direct, voire familier, Rachida Dati cherche à incarner une opposition ferme et sans détour à la politique actuelle de la mairie.
Elle a même ajouté, sur le ton de la plaisanterie : « Donc il va voter pour moi ». Une manière d’alléger la charge tout en renforçant son positionnement politique.
Une séquence médiatique marquée par l’ironie et la tension
Si la première partie de l’interview a été marquée par des attaques politiques assumées, la seconde a révélé un tout autre climat. Interrogée par Olivier Boy sur ses accusations visant l’émission Complément d’enquête, Rachida Dati s’est montrée nettement plus agacée.
Pour rappel, le 5 février dernier, sous serment devant une commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, elle a affirmé qu’une émission aurait proposé de l’argent à l’un de ses proches en échange d’informations à charge.
Les députés lui ont accordé un délai jusqu’au 23 février pour produire des preuves. À défaut, la justice pourrait être saisie pour faux témoignage. Relancée à plusieurs reprises sur ce point, la candidate a répondu : « Je confirme ce que j’ai dit ».
Mais face à l’insistance du journaliste, le ton est monté. « Vous êtes de la commission d’enquête ? (…) Vous êtes journaliste à RTL et on fait une matinale ». Puis, lorsque la question sur la véracité de ses déclarations sous serment a été reformulée : « C’est une blague, là ? » Un échange révélateur de la tension entourant ce dossier.
Rachida Dati et Complément d’enquête : un enjeu judiciaire et politique
L’affaire Complément d’enquête dépasse le simple accrochage médiatique. Elle pourrait avoir des conséquences juridiques importantes. Mentir sous serment devant une commission d’enquête parlementaire expose à des poursuites pour faux témoignage. L’échéance du 23 février constitue donc un moment clé.
D’un point de vue politique, ce dossier intervient dans un contexte de campagne municipale. Toute fragilisation médiatique peut peser sur une dynamique électorale. À l’inverse, une posture offensive face aux journalistes peut séduire une partie de l’électorat en quête d’autorité et de fermeté.
La stratégie de Rachida Dati semble claire : ne rien concéder dans l’espace médiatique et maintenir une ligne offensive, qu’il s’agisse de la gestion de la voirie à Paris ou de ses accusations contre un média public.
Municipales 2026 à Paris : une campagne sous haute tension
À l’approche des municipales 2026 à Paris, la confrontation entre les principales candidates s’intensifie. La gestion de la ville sous le mandat d’Anne Hidalgo est au cœur des débats : mobilité, propreté, sécurité, aménagement urbain.
La question de la voirie parisienne cristallise particulièrement les critiques. Les travaux récurrents, les dégradations visibles et les difficultés de circulation alimentent un sentiment d’exaspération chez certains habitants.
En s’appuyant sur un cas médiatisé comme celui de Thomas Sotto, Rachida Dati tente d’illustrer concrètement ces critiques. La séquence sur RTL montre que chaque intervention publique devient une occasion de marquer des points dans la bataille d’opinion.
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Une communication offensive assumée
L’intervention sur RTL illustre parfaitement la méthode de Rachida Dati :
-
formules directes
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tonalité familière
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attaque frontale
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refus de se laisser enfermer dans des relances journalistiques
Cette posture peut apparaître clivante, mais elle est cohérente avec une stratégie de différenciation nette face à la majorité municipale. La candidate joue sur deux registres : la dénonciation de la gestion locale et la contestation d’un traitement médiatique qu’elle estime hostile.
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Quel impact sur l’opinion publique ?
Reste à savoir si cette séquence bénéficiera politiquement à Rachida Dati. Les électeurs sensibles aux enjeux de mobilité et de qualité des infrastructures pourraient être réceptifs à ses critiques sur la voirie à Paris. À l’inverse, l’échange tendu autour de Complément d’enquête pourrait interroger sur la solidité de ses accusations. Dans une campagne municipale où chaque détail compte, l’impact médiatique d’une interview peut influencer la dynamique des derniers jours avant le scrutin.
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L’intervention de Rachida Dati sur RTL restera comme l’un des moments marquants de ce début de campagne pour les municipales 2026 à Paris. Entre critique virulente de la voirie parisienne, référence à l’accident de Thomas Sotto, attaque indirecte contre Anne Hidalgo et tension autour de l’affaire Complément d’enquête, la séquence concentre les enjeux politiques et médiatiques du moment. À quelques semaines du vote, la bataille pour l’Hôtel de Ville s’annonce plus intense que jamais.
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