À quelques semaines des élections municipales à Paris, la campagne prend un tournant particulièrement tendu. La ministre de la Culture et candidate à la mairie, Rachida Dati, se retrouve au centre d’une controverse après la publication d’un article lui attribuant des propos jugés homophobes à l’encontre de plusieurs adversaires politiques.

Selon ces révélations, la candidate aurait évoqué l’existence d’un « club des homosexuels » qui chercherait à la faire perdre lors du scrutin des 15 et 22 mars. Des accusations immédiatement dénoncées par ses concurrents. Face à l’ampleur de la polémique, Rachida Dati a rapidement réagi, démentant formellement ces propos et annonçant porter plainte pour diffamation. Cette séquence intervient dans un contexte politique déjà particulièrement électrique, où chaque déclaration est scrutée et amplifiée.
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Des propos rapportés qui enflamment la campagne des municipales à Paris
La controverse a éclaté à la suite de la publication d’un article affirmant que Rachida Dati aurait tenu des propos problématiques à propos de certains de ses concurrents centristes. Elle aurait notamment accusé deux figures politiques de constituer un « club des homosexuels » cherchant à la faire « perdre » lors du scrutin municipal.
Toujours selon ces éléments rapportés, la candidate aurait également évoqué l’idée d’une « conspiration gay » destinée à lui barrer l’accès à l’Hôtel de Ville de Paris. Ces propos, s’ils étaient avérés, ont immédiatement suscité l’indignation dans le paysage politique parisien.
La campagne des municipales à Paris est marquée par de fortes rivalités, notamment depuis l’annonce de la candidature de Rachida Dati pour succéder à Anne Hidalgo. Le climat, déjà tendu, s’est brusquement crispé après la diffusion de ces déclarations présumées.
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Les réactions indignées des adversaires politiques
Plusieurs candidats n’ont pas tardé à réagir publiquement. Emmanuel Grégoire, conseiller de Paris et lui aussi candidat à la mairie, s’est exprimé avec virulence sur les réseaux sociaux, qualifiant les propos d’« homophobes » et « inacceptables ».
« Le club des homosexuels veut me faire perdre. »
— Emmanuel Grégoire (@egregoire) February 18, 2026
Pardon ?
Mme Dati, avez-vous complètement perdu la tête ?
Votre homophobie est inacceptable.
Dégoût. pic.twitter.com/l1G61EEX4A
De son côté, Ian Brossat, sénateur et porte-parole du Parti communiste, a dénoncé ce qu’il considère comme « de l’homophobie pure et simple ». Selon lui, de telles déclarations n’ont pas leur place dans un débat démocratique.
« Le club des homosexuels veut me faire perdre »
— PierreYves Bournazel (@pybournazel) February 18, 2026
Voilà @DatiRachida comment vous parleriez de vos concurrents à la Mairie de Paris ?@Le_NouvelObs pic.twitter.com/zOG6CA1XYW
Directement visé, Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et soutenu par Gabriel Attal, a également réagi. Il a interpellé publiquement Rachida Dati, se disant outré par les propos qui lui sont attribués.
Ces réactions ont contribué à amplifier la polémique sur les réseaux sociaux, où le débat s’est rapidement enflammé. La séquence a pris une ampleur nationale, dépassant largement le cadre de la seule campagne municipale parisienne.
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Rachida Dati dément et annonce une plainte pour diffamation
Face à la multiplication des critiques, Rachida Dati a pris la parole dans les heures suivant la publication de l’article. Elle a catégoriquement démenti les propos qui lui sont attribués, les qualifiant de « mensongers » et « honteux ».
Les propos que m’attribue Le Nouvel Obs sont mensongers et honteux. Ça va trop loin! Que ceux qui colportent ces accusations le fassent à visage découvert, car c’est faux.
— Rachida Dati ن (@datirachida) February 18, 2026
Je porte plainte pour diffamation.
La ministre de la Culture a déclaré que « ça va trop loin » et annoncé son intention de porter plainte pour diffamation. Elle exige que les personnes à l’origine de ces accusations s’expriment « à visage découvert ».
Cette stratégie de défense s’inscrit dans une ligne politique qu’elle a déjà adoptée par le passé : dénoncer ce qu’elle considère comme des attaques médiatiques et judiciaires destinées à la fragiliser. En annonçant une action en justice, Rachida Dati entend visiblement retourner l’accusation et se positionner en victime d’une campagne de déstabilisation.
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Une campagne municipale sous haute tension à Paris
À moins d’un mois du premier tour, cette polémique intervient dans un moment clé de la campagne des élections municipales à Paris. La bataille pour l’Hôtel de Ville s’annonce particulièrement disputée, avec plusieurs candidats issus de différentes sensibilités politiques.
La capitale représente un enjeu symbolique et stratégique majeur. Depuis plusieurs mois, les alliances, désaccords et rivalités s’accumulent. Le refus de Pierre-Yves Bournazel de soutenir Rachida Dati a notamment été perçu comme un revers pour la candidate.
Dans ce contexte, chaque déclaration peut avoir des conséquences significatives sur l’opinion publique. Les accusations d’homophobie sont particulièrement sensibles dans une ville comme Paris, souvent perçue comme progressiste et attachée aux droits des minorités.
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Quel impact sur la candidature de Rachida Dati ?
La question demeure : cette séquence fragilise-t-elle la candidate ou, au contraire, renforce-t-elle son socle électoral ? D’un côté, les accusations d’homophobie peuvent ternir son image auprès d’un électorat modéré et centriste. Les réactions indignées de ses adversaires alimentent un récit négatif susceptible d’influencer certains indécis.
De l’autre, la posture de dénonciation d’une « attaque médiatique » peut consolider son camp. En annonçant une plainte pour diffamation, Rachida Dati envoie un signal fort à ses soutiens, affirmant qu’elle ne laissera pas ces accusations sans réponse. Dans une campagne où les lignes de fracture sont déjà bien marquées, cette affaire pourrait contribuer à polariser davantage le débat.
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La question de la responsabilité des propos en période électorale
Cette polémique soulève également un enjeu plus large : celui de la responsabilité des acteurs politiques en période électorale. Les campagnes municipales sont souvent marquées par des tensions accrues, mais la diffusion de propos potentiellement discriminatoires peut avoir des répercussions durables.
Dans le cas présent, la justice devra trancher sur la question de la diffamation si la plainte annoncée est effectivement déposée. En attendant, le débat public s’organise autour de deux narrations opposées : celle d’une candidate accusée d’avoir tenu des propos homophobes, et celle d’une ministre affirmant être victime d’accusations mensongères.
Une séquence révélatrice des tensions politiques actuelles
Au-delà de la controverse elle-même, cette affaire illustre la nervosité croissante qui caractérise la campagne des municipales à Paris. Les affrontements verbaux se multiplient et les stratégies de communication se durcissent à mesure que l’échéance approche.
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Pour Rachida Dati, cette séquence représente un défi majeur. Elle devra convaincre les électeurs de sa sincérité tout en poursuivant sa campagne sur les thèmes de fond qu’elle souhaite défendre.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Entre polémiques, alliances et prises de position, la course à la mairie de Paris s’annonce plus disputée que jamais. Une chose est certaine : dans cette bataille pour l’Hôtel de Ville, chaque mot prononcé – ou attribué – peut désormais peser lourd dans l’issue du scrutin.
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