Le 17 février 2026, le ciel va offrir l’un des spectacles les plus fascinants de l’année : une éclipse annulaire transformant le Soleil en un spectaculaire anneau de feu. Un phénomène rare, visuellement saisissant, capable de masquer 96 % du disque solaire.

Pourtant, malgré son intensité, une immense partie du public européen ne verra absolument rien.
Ce paradoxe tient à la mécanique céleste. Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune s’aligne parfaitement entre la Terre et le Soleil. Mais dans le cas d’une éclipse annulaire, la Lune est légèrement plus éloignée de la Terre au moment de l’alignement. Elle apparaît donc un peu plus petite que le Soleil dans le ciel et ne parvient pas à le recouvrir totalement. Un fin cercle lumineux subsiste autour de son contour sombre : c’est ce fameux anneau de feu.
Le 17 février 2026, cet alignement parfait ne se produira pas au-dessus de l’Europe. La bande de centralité, c’est-à-dire la zone où l’anneau sera visible dans toute sa perfection, traversera principalement l’Antarctique et certaines portions océaniques isolées. Autrement dit, le phénomène se déroulera dans des régions presque inhabitées.
À la station Concordia, située au cœur du continent antarctique, quelques chercheurs auront le privilège d’observer ce spectacle pendant environ 2 minutes et 20 secondes. Dans ces paysages de glace et de silence extrême, le Soleil prendra l’apparence d’un cercle incandescent suspendu au-dessus de l’horizon blanc. Un moment rare que très peu de personnes vivront directement.
En Afrique du Sud ou à La Réunion, l’éclipse sera partielle. Les habitants verront la Lune grignoter progressivement une partie du Soleil, mais sans atteindre la configuration annulaire parfaite. En France, en Belgique ou en Allemagne, en revanche, le ciel restera parfaitement ordinaire. Aucun assombrissement, aucune transformation visible.
Cette inégalité géographique est inhérente aux éclipses. L’ombre projetée par la Lune sur la Terre suit une trajectoire précise et étroite. Quelques centaines de kilomètres suffisent à passer d’un spectacle total à une invisibilité complète. C’est ce qui rend chaque éclipse unique et parfois frustrante.
Même si l’Europe restera en marge de cet événement, des retransmissions en direct permettront d’admirer la formation de l’anneau de feu depuis chez soi. Les astronomes rappellent néanmoins qu’en cas d’observation directe d’une éclipse partielle, des lunettes spéciales certifiées sont indispensables pour protéger la rétine.
Cette éclipse annulaire du 17 février 2026 aura donc un goût particulier : spectaculaire mais lointaine, intense mais réservée à une poignée de privilégiés. Une parenthèse cosmique fascinante qui rappelle que le ciel ne distribue pas ses merveilles de manière égale. Heureusement, une éclipse totale est déjà annoncée pour août 2026, et cette fois, l’Europe sera aux premières loges.
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