Le 4 février, face à Marc-Olivier Fogiel sur RTL, Jack Lang a choisi une formule forte pour se défendre : « Je suis blanc comme neige. »

À 87 ans, l’ancien ministre de la Culture, mari de Monique Lang et père de Caroline Lang, entendait balayer d’un revers de main les interrogations suscitées par la publication de millions de documents judiciaires américains liés à Jeffrey Epstein.
Dans ces dossiers rendus publics fin janvier, son nom apparaît à plus de 600 reprises. Une répétition qui a immédiatement déclenché un emballement médiatique. Être cité ne vaut pas condamnation, mais la fréquence des mentions a suffi à créer un climat de suspicion.
Quelques jours après cette interview, la situation s’est accélérée. Le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Dans la foulée, Jack Lang a quitté la présidence de l’Institut du monde arabe, poste qu’il occupait depuis 2013 et qui symbolisait son influence durable dans le paysage culturel français.
Sa déclaration sur RTL est aujourd’hui régulièrement rappelée, parfois avec ironie. Roselyne Bachelot, invitée le 15 février sur le plateau de Puremédias L’Hebdo présenté par Virginie Guilhaume, s’en est amusée en évoquant le « paquet de teinture » de l’ancien ministre, déclenchant les rires sur le plateau.
Au-delà de la moquerie, la formule « blanc comme neige » résume l’enjeu central de cette séquence : la bataille autour de l’image. Jack Lang, figure emblématique des années François Mitterrand et initiateur de la Fête de la musique, voit aujourd’hui son héritage politique et culturel fragilisé par une affaire aux ramifications internationales.
La phrase, censée marquer une défense ferme, est devenue un symbole. Dans une époque où chaque mot est scruté, amplifié et commenté, elle illustre la difficulté pour une personnalité publique de reprendre la main sur son récit lorsqu’une polémique éclate.
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