Au-delà du choc médiatique, le départ de Sonia Mabrouk pose une question concrète : que devient l’interview politique sans elle sur CNews et Europe 1 ? Pendant près de vingt ans, elle a imposé un style reconnaissable, direct et exigeant.

Arrivée sur Europe 1 en 2005, elle y a construit sa réputation d’intervieweuse politique. Sur CNews, pendant neuf ans, elle a reçu ministres, responsables de partis et candidats à la présidentielle. Ses échanges étaient souvent scrutés, parfois commentés, mais rarement ignorés.
Son départ intervient après son opposition au maintien de Jean-Marc Morandini, malgré la confirmation de sa condamnation par la Cour de cassation début janvier 2026. Le 6 février, elle quitte CNews. Le 13 février, elle démissionne également d’Europe 1.
Cette double décision laisse un vide stratégique. L’interview politique matinale est un rendez-vous structurant pour une chaîne ou une station. Elle conditionne l’agenda médiatique de la journée.
La personnalité de Sonia Mabrouk contribuait à attirer des invités de premier plan. Son absence pourrait redistribuer les cartes entre les différentes antennes d’information.
Reste à savoir où elle reprendra la parole. France Télévisions est évoquée. Le groupe TF1 via BFMTV ou LCI pourrait aussi se positionner. Quel que soit son choix, il aura un impact sur l’équilibre des forces dans l’interview politique française.
En attendant, une page se tourne. Et avec elle, un style d’interview qui avait trouvé sa place dans le paysage audiovisuel.
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