Lorsque Dawson’s Creek s’achève en 2003 après 128 épisodes, James Van Der Beek est mondialement connu. Pourtant, la suite de sa carrière ne prendra jamais l’ampleur de ce succès télévisuel. L’acteur lui-même en parlait avec lucidité : difficile de rivaliser avec un phénomène culturel aussi puissant.

Né le 8 mars 1977 à Cheshire, dans le Connecticut, fils d’un joueur de baseball professionnel et d’une danseuse de Broadway, il avait débuté très jeune sur scène. Mais c’est à 20 ans qu’il devient une star planétaire en incarnant Dawson Leery, adolescent rêveur aspirant à devenir réalisateur.
Le cinéma lui ouvre ses portes. On le voit dans American Boys, dans Les Lois de l’attraction adapté du roman de Bret Easton Ellis, ou encore dans Last Days of Summer de Jason Reitman. Pourtant, aucun de ces rôles ne parvient à effacer l’image du jeune homme sensible de Capeside.
Au lieu de fuir cette étiquette, James Van Der Beek choisit progressivement d’en jouer. Il apparaît dans des productions où il caricature son propre personnage, notamment dans Scary Movie ou Jay et Bob contre-attaquent. Il se prête aussi à l’autodérision dans des vidéos humoristiques et accepte que le célèbre gif de Dawson en pleurs devienne viral.
En 2013, il confiait qu’incarner un personnage pendant autant d’heures face au public crée un lien indélébile. Il ne reniait rien de son passé, affirmant porter cette période avec fierté.
Sa trajectoire rappelle combien la célébrité précoce peut être à la fois une chance et un piège. Mais loin d’en souffrir publiquement, il semblait avoir trouvé une forme d’équilibre, privilégiant la famille et des projets choisis plutôt qu’une course effrénée à la reconnaissance.
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