Lundi 9 février restera comme une date clé dans la saison du 20h de France 2. En une semaine, le journal présenté par Léa Salamé a vu s’évaporer 560 000 téléspectateurs. Une baisse qui s’accompagne d’un recul de 3,7 points de part d’audience. La première partie du journal a enregistré son score le plus faible depuis septembre.

Ce chiffre impressionne par son ampleur. Perdre plus d’un demi-million de téléspectateurs en quelques jours place immédiatement une chaîne sous tension. Le 20h est un rendez-vous stratégique, qui structure toute la grille de la soirée. Lorsqu’il vacille, c’est l’ensemble de la chaîne qui peut être impacté.
TF1, leader historique, a également enregistré une baisse de 3,3 points de part d’audience sur la même période. Pourtant, la Une conserve sa position dominante. France 2, elle, doit composer avec un contexte particulier : la diffusion des Jeux Olympiques d’hiver sur France 3 dès 20h. Une partie du public a migré vers la chaîne sportive, créant un effet mécanique sur les audiences du journal.
Mais au-delà de la concurrence événementielle, cette chute interpelle. Léa Salamé incarnait un pari éditorial fort. Son arrivée devait marquer un nouveau cycle. Le 20h exige une relation de confiance et une régularité. Le moindre décrochage alimente immédiatement les commentaires.
Les critiques n’ont pas tardé. Isabelle Morini-Bosc a évoqué un “péché d’orgueil”, estimant que la journaliste aurait pu croire à une conquête rapide sur TF1. Matthieu Delormeau, de son côté, a questionné son image. Dans un paysage médiatique où tout se commente, la perte de 560 000 téléspectateurs devient un symbole.
Pour Léa Salamé, cette soirée marque un test grandeur nature. La construction d’une fidélité au 20h se fait sur la durée. Mais le public, lui, ne laisse que peu de répit.
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