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“Le président veut tout gérer” : ce malaise grandissant entre l’Élysée et Matignon

11 février 2026 - 14 : 45
par Laura Des crispations émergent entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu. En cause : une reprise en main présidentielle et des désaccords sur le budget et le remaniement.

Au sommet de l’État, l’équilibre est subtil. Trop d’autonomie fragilise l’unité, trop de contrôle étouffe l’initiative. Entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, cet équilibre serait aujourd’hui mis à l’épreuve.

Le président veut tout gérer : ce malaise grandissant entre l’Élysée et Matignon

Plusieurs proches du pouvoir décrivent un président particulièrement impliqué ces dernières semaines, multipliant les interventions sur des dossiers budgétaires et stratégiques. Une posture qui, si elle correspond au style d’Emmanuel Macron, peut être perçue comme une reprise en main appuyée.

Pour Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre il y a quatre mois, la situation est délicate. Chargé de coordonner l’action gouvernementale, il doit composer avec un chef de l’État très présent. La frontière entre impulsion présidentielle et pilotage gouvernemental devient alors plus floue.

Le budget constitue l’un des points sensibles. Le président souhaiterait accélérer certaines décisions, quand Matignon privilégierait la prudence. Cette divergence crée des discussions intenses, parfois plus fermes qu’à l’accoutumée.

Le réajustement gouvernemental à venir ajoute une couche supplémentaire de complexité. Là encore, les visions diffèrent sur l’ampleur des changements à opérer. Sébastien Lecornu verrait d’un bon œil une réorganisation plus large. Emmanuel Macron préférerait limiter les mouvements.

Dans ce contexte, la gestion du dossier Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, complique encore l’équation. Chaque décision peut avoir des répercussions électorales et symboliques importantes.

Officiellement, l’entente demeure solide. Mais en coulisses, le malaise serait perceptible. Rien de spectaculaire, rien de public, mais un climat plus tendu, où chaque arbitrage devient stratégique.

La relation entre l’Élysée et Matignon n’est pas rompue. Elle évolue, s’ajuste, se redéfinit. Reste à savoir si cette phase de tension restera contenue… ou si elle marquera un tournant plus profond dans la dynamique du pouvoir.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !