Auditionnée mardi 10 février 2026 par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale, Élise Lucet a pris la parole sur un sujet sensible : son salaire à France 2.

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Figure incontournable du journalisme d’investigation en France, la présentatrice d’Envoyé spécial et de Cash Investigation a reconnu percevoir une rémunération “importante”, tout en défendant sa légitimité et sa transparence.
Retour détaillé sur une audition très suivie, marquée par des échanges directs avec les députés et par le rappel d’une polémique ancienne sur le montant de sa rémunération.
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Une audition très attendue à l’Assemblée nationale
Après les passages de Léa Salamé et Laurent Delahousse, c’est au tour d’Élise Lucet d’être interrogée dans le cadre des travaux de la commission d’enquête consacrée à l’audiovisuel public. Cette audition, organisée le mardi 10 février 2026 à partir de 16h30, visait notamment à éclairer les parlementaires sur les coûts des programmes diffusés par France 2, ainsi que sur les rémunérations des figures majeures du service public.
À la tête de deux émissions phares du paysage audiovisuel français, Envoyé spécial et Cash Investigation, Élise Lucet incarne depuis des années un journalisme d’investigation exigeant, souvent salué pour sa rigueur mais parfois critiqué pour son ton incisif. Face aux députés, elle a choisi d’aborder frontalement la question de sa rémunération.
“J’ai toujours été plutôt transparente”, a-t-elle déclaré d’entrée, rappelant ses “42 ans de métier”, dont “40 ans passés à France Télévisions”. Une manière d’insister sur son ancienneté et son expérience au sein du groupe public.
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Un salaire justifié par l’expérience et les responsabilités
Au cours de l’audition, Élise Lucet a expliqué que son salaire à France 2 correspondait à plusieurs critères précis : son expérience, son exposition à l’antenne et ses responsabilités éditoriales. Elle a notamment souligné son rôle de rédactrice en chef de Cash Investigation et d’Envoyé spécial, deux magazines d’investigation particulièrement exigeants en termes de préparation, de production et de suivi éditorial.
“Mon salaire correspond à mon expérience, à mon exposition à l’antenne et à mes responsabilités”, a-t-elle insisté. Une justification qui s’inscrit dans la logique des grilles salariales des grandes entreprises audiovisuelles, où l’ancienneté, la notoriété et les fonctions occupées influencent fortement la rémunération.
Elle a également précisé que sa rémunération était “visée par un contrôleur de l’État qui dépend de Bercy”. En clair, son contrat et son niveau de salaire font l’objet d’un contrôle administratif. Si le montant était jugé incohérent ou excessif, il pourrait être refusé.
Ce point a été présenté comme un gage de transparence et de conformité aux règles du service public.
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Une journaliste salariée, sans société de production
Un autre élément central de son intervention concerne son statut. Élise Lucet a tenu à préciser qu’elle était “uniquement salariée de France Télévisions”. Elle a insisté sur le fait qu’elle ne détenait aucune part dans une société de production et qu’elle ne percevait donc aucun dividende en complément de son salaire.
Dans un contexte où certaines figures de l’audiovisuel cumulent salaires, participations dans des sociétés de production et revenus annexes, cette précision n’est pas anodine. Elle vise à dissiper l’idée d’un enrichissement indirect via des montages financiers ou des structures parallèles.
La journaliste a toutefois reconnu avoir “un salaire important” et être “vraiment bien payée”. Une formule qui a marqué les esprits, tant elle tranche avec le discours parfois plus flou adopté par d’autres personnalités interrogées sur le même sujet.
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Le chiffre de 25 000 euros par mois relancé
Si Élise Lucet n’a pas dévoilé le montant exact de sa rémunération devant la commission, les députés ont insisté à plusieurs reprises pour obtenir un chiffre mensuel précis. Face à ces demandes répétées, la journaliste a fini par répondre avec une pointe d’agacement : “J’ai vraiment le sentiment de vous avoir répondu. Peut-être ne m’avez-vous pas entendue ou écoutée ?”
Cette retenue relance une polémique déjà ancienne. En 2018, une source anonyme au sein de France Télévisions affirmait qu’elle percevait environ 25 000 euros par mois, selon des informations relayées à l’époque par la presse.
Un montant qui, s’il est confirmé, placerait la journaliste parmi les personnalités les mieux rémunérées du service public, tout en restant en dessous des salaires pratiqués par certaines stars de l’information sur les chaînes privées.
Dans les colonnes de Marie Claire, Élise Lucet était revenue sur ce chiffre controversé. “Mon prétendu salaire”, avait-elle soupiré. “Ça dépend des mois. Mais oui, ça tourne autour de ça”, avait-elle fini par reconnaître. Cette déclaration passée donne un éclairage supplémentaire à son audition actuelle, même si elle n’a pas répété explicitement ce montant devant les députés.
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Une question sensible pour l’audiovisuel public
La question du salaire d’Élise Lucet s’inscrit dans un débat plus large sur la gestion et le financement de l’audiovisuel public. Depuis la suppression de la redevance audiovisuelle et l’évolution du mode de financement de France Télévisions, la question de l’utilisation des fonds publics est devenue particulièrement sensible.
Les parlementaires cherchent à comprendre comment sont répartis les budgets, notamment en ce qui concerne les rémunérations des animateurs et journalistes les plus visibles. Dans ce contexte, chaque audition prend une dimension politique.
En défendant son salaire par son ancienneté, ses responsabilités et le contrôle exercé par l’État, Élise Lucet adopte une stratégie de légitimation institutionnelle. Elle ne conteste pas le fait d’être “bien payée”, mais elle replace cette rémunération dans un cadre professionnel et réglementaire.
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Transparence, légitimité et perception publique
Au-delà des chiffres, l’intervention d’Élise Lucet soulève une question centrale : celle de la perception du public. Dans un contexte de tensions budgétaires et de débats sur la réforme de l’audiovisuel public, les salaires des figures emblématiques cristallisent souvent les critiques.
Pour certains, un montant de 25 000 euros mensuels peut sembler élevé, surtout dans une entreprise financée en partie par des fonds publics. Pour d’autres, il s’agit d’une rémunération cohérente au regard de la notoriété, de la charge de travail et de l’impact des émissions concernées.
Les magazines Envoyé spécial et Cash Investigation occupent en effet une place particulière dans le paysage médiatique français. Ils impliquent des enquêtes longues, parfois complexes, et exposent régulièrement la journaliste à des situations sensibles.
En assumant publiquement être “vraiment bien payée”, Élise Lucet choisit une forme de franchise qui contraste avec le flou entretenu par d’autres personnalités du petit écran.
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Un débat qui ne s’éteint pas
L’audition d’Élise Lucet à l’Assemblée nationale ne mettra sans doute pas fin aux débats sur les salaires à France 2 et plus largement sur la gestion de l’audiovisuel public. Elle a toutefois permis de clarifier plusieurs points : son statut de salariée, l’existence d’un contrôle par l’État, et la reconnaissance d’un salaire élevé assumé.
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En refusant de détailler son montant exact devant les députés, tout en ayant déjà évoqué par le passé une somme “autour de” 25 000 euros par mois, la journaliste entretient une part de mystère, mais sans nier la réalité d’une rémunération confortable.
Reste à savoir si cette transparence partielle suffira à apaiser les critiques, ou si la question des salaires des figures du service public continuera d’alimenter le débat politique dans les mois à venir.
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