En l’espace de deux jours, Charles III puis son fils aîné, le prince William, ont été confrontés publiquement à la même affaire : celle d’Andrew Mountbatten-Windsor et de ses liens avec Jeffrey Epstein. Deux générations, deux styles, mais une même prudence extrême.

Tout commence dans le Lancashire, lorsque Charles III est interpellé lors d’une visite officielle. Un journaliste lui demande depuis combien de temps il est au courant concernant son frère Andrew. Le roi ne répond pas sur le moment. Plus tard, Buckingham Palace précise que les allégations relèvent d’Andrew personnellement et que le palais coopérera avec la police si nécessaire.
Le lendemain, c’est à Riyad que la pression médiatique se poursuit. En visite dans un centre sportif, le prince William est questionné à deux reprises sur la gestion de l’affaire Andrew par la famille royale. Là encore, aucune réponse directe. William ignore la question et continue son échange protocolaire.
Ces deux séquences révèlent une ligne de communication claire : ne pas alimenter la polémique en public, éviter toute déclaration spontanée, laisser les communiqués officiels encadrer la parole.
Andrew Mountbatten-Windsor a déjà payé un lourd tribut institutionnel. Il s’est retiré de ses fonctions publiques, a perdu ses titres militaires honorifiques et n’apparaît plus dans les représentations officielles majeures. Pourtant, l’affaire Epstein continue de rejaillir sur la monarchie dans son ensemble.
La récente publication de millions de documents judiciaires aux États-Unis remet l’affaire au centre du débat. Les crimes de Jeffrey Epstein, condamné pour exploitation sexuelle de mineures, et les interrogations sur son réseau international entretiennent un climat de suspicion durable.
Dans ce contexte, William se retrouve dans une position délicate. Futur roi, il doit incarner le renouveau, la stabilité et l’exemplarité. Son silence peut être interprété comme une volonté de protéger l’institution, mais aussi comme un signe de prudence extrême face à un dossier explosif.
La communication du palais de Kensington, évoquant l’inquiétude face aux révélations et le soutien aux victimes, montre que le couple formé par William et Kate Middleton entend adopter un ton plus humain et plus sensible.
La monarchie britannique traverse ainsi une phase complexe, où tradition et exigence de transparence moderne s’entrechoquent.
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