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Michael Douglas raconte comment Oliver Stone l’a poussé à bout pour Wall Street

10 février 2026 - 15 : 54
par Mylène Michael Douglas revient sur une méthode radicale utilisée par Oliver Stone pendant le tournage de Wall Street. Une technique psychologique qui a marqué l’acteur et façonné l’un des rôles les plus cultes du cinéma.

Le film Wall Street est devenu, au fil des décennies, une référence incontournable du cinéma américain. Sorti en 1987, ce long-métrage signé Oliver Stone a non seulement marqué son époque par son regard acéré sur la finance et l’avidité, mais il a aussi offert à Michael Douglas l’un des rôles les plus emblématiques de sa carrière : celui de Gordon Gekko.

Michael Douglas raconte comment Oliver Stone l’a poussé à bout pour Wall Street

Près de quarante ans plus tard, l’acteur est revenu sur les coulisses de ce tournage mythique, révélant une technique pour le moins déstabilisante employée par le réalisateur afin de le pousser dans ses retranchements.

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Une confidence rare de Michael Douglas sur le tournage de wall street

De passage au TCM Classic Film Festival à New York, fin janvier, Michael Douglas s’est livré à un récit aussi franc que surprenant sur son expérience sur le plateau de Wall Street. À 81 ans, le comédien n’a rien perdu de sa lucidité ni de sa mémoire lorsqu’il évoque cette période charnière de sa carrière. Il explique notamment qu’Oliver Stone n’hésitait pas à utiliser des méthodes psychologiques fortes pour provoquer une réaction authentique chez ses acteurs.

Selon lui, tout s’est joué très tôt, à peine deux semaines après le début du tournage. Une période où, habituellement, les acteurs prennent encore leurs marques, peaufinent leurs intentions de jeu et cherchent un équilibre avec la vision du réalisateur. Mais Oliver Stone, connu pour son exigence et son tempérament intense, avait une autre approche.

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La méthode d’oliver stone pour pousser ses acteurs à bout

Michael Douglas raconte qu’un soir, alors qu’il se trouvait dans sa chambre, Oliver Stone est venu frapper à sa porte. Une discussion apparemment banale s’engage, avant que le réalisateur ne pose une question totalement inattendue : l’acteur consommait-il de la drogue pendant le tournage ? Une accusation aussi soudaine que déstabilisante, à laquelle Douglas répond immédiatement par la négative.

C’est alors que le réalisateur lâche une phrase qui restera gravée dans la mémoire du comédien : selon lui, son jeu donnait l’impression qu’il n’avait « jamais joué la comédie de sa vie ». Un choc frontal pour un acteur déjà reconnu, fils de Kirk Douglas, et habitué aux plateaux hollywoodiens. Cette remarque, volontairement provocatrice, n’avait qu’un seul objectif : provoquer une remise en question immédiate.

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Michael Douglas face au doute et à l’auto-critique

Michael Douglas reconnaît qu’à ce moment-là, il n’avait pas pris l’habitude de regarder les rushs quotidiens. Il explique être de ceux qui se focalisent surtout sur leurs défauts, préférant éviter de se confronter à des images qui pourraient accentuer ses doutes. Pourtant, piqué au vif par les propos d’Oliver Stone, il décide de changer d’attitude.

Il se replonge alors dans les prises de vues, analysant chaque scène avec un regard critique et minutieux. Et contre toute attente, il estime que son jeu est solide, cohérent, et en phase avec le personnage de Gordon Gekko. Une conclusion qu’il partage ensuite avec le réalisateur, persuadé d’avoir fait ce qu’il fallait.

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Une stratégie assumée pour obtenir le meilleur jeu possible

Ce qui frappe dans le récit de Michael Douglas, c’est la lucidité avec laquelle il analyse aujourd’hui cette méthode. Il explique qu’Oliver Stone était prêt à être détesté pendant toute la durée du tournage si cela permettait d’obtenir ce « petit supplément » dans le jeu de son acteur principal. Une stratégie risquée, mais redoutablement efficace.

Selon Douglas, le réalisateur savait exactement ce qu’il faisait. Il connaissait les leviers psychologiques capables de provoquer une réaction sincère, une intensité supplémentaire, une tension palpable à l’écran. Cette approche, aussi brutale soit-elle, s’inscrivait dans une vision artistique claire et assumée.

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Wall street, un rôle charnière dans la carrière de michael douglas

Le résultat de cette méthode ne s’est pas fait attendre. En incarnant Gordon Gekko, Michael Douglas a livré une performance devenue culte, au point de remporter l’année suivante l’Oscar du meilleur acteur. Un sacre qui viendra confirmer que cette expérience, aussi éprouvante qu’elle ait été sur le moment, a profondément marqué sa trajectoire professionnelle.

Le personnage de Gekko, symbole de la cupidité et de l’arrogance financière des années 1980, reste encore aujourd’hui l’un des antagonistes les plus mémorables du cinéma. Sa célèbre réplique sur la cupidité, souvent citée et parfois mal comprise, continue d’alimenter débats et analyses.

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Une reconnaissance mutuelle entre l’acteur et le réalisateur

Avec le recul, Michael Douglas ne cache pas sa profonde reconnaissance envers Oliver Stone. Il estime que sans cette exigence extrême, sans cette capacité à bousculer ses acteurs, le film n’aurait sans doute pas eu le même impact. Il rappelle d’ailleurs que le réalisateur a toujours défendu son travail par la suite.

Dans le livre The Oliver Stone Experience, publié en 2016, Oliver Stone évoque longuement la performance de Douglas. Il y loue notamment son talent pour incarner des personnages sombres ou ambigus, regrettant même qu’Hollywood n’ait pas toujours su exploiter cette facette de son jeu. Il affirme avoir adoré sa prestation dans Wall Street, qu’il considère comme l’une des plus justes et des plus puissantes du film.

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Une leçon de cinéma toujours d’actualité

Cette anecdote révèle bien plus qu’un simple conflit de plateau. Elle met en lumière une certaine vision du cinéma, où la recherche de vérité et d’intensité prime sur le confort. Elle rappelle aussi que derrière les performances les plus marquantes se cachent souvent des méthodes exigeantes, parfois inconfortables, mais profondément structurantes pour les acteurs.

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Aujourd’hui encore, le témoignage de Michael Douglas résonne comme une leçon pour toute une génération de comédiens et de réalisateurs. Il montre que les grandes performances naissent parfois du doute, de la remise en question et de la confrontation, lorsqu’elles sont guidées par une vision artistique forte et assumée.

Plus de trois décennies après sa sortie, Wall Street continue ainsi de fasciner, non seulement pour ce qu’il raconte à l’écran, mais aussi pour ce qu’il révèle des coulisses d’un cinéma exigeant, où chaque rôle peut devenir un combat intérieur… pour atteindre l’excellence.

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Mylène
Je suis Mylène, blogueuse, beauty addict, Rédactrice en Chef du webzine So Busy Girls et maman de 2 petits bouts. Et fana de chocolat. Et de bons polars. On avait dit "courte description" ?! Ah oui, j'ai oublié de dire que j'étais très (très très) bavarde...!