Sonia Mabrouk n’a jamais revendiqué un rôle de symbole. Pourtant, depuis son départ de CNews, son nom est associé à bien plus qu’une simple décision professionnelle.

En quittant la chaîne après le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs, elle s’est retrouvée, presque malgré elle, au cœur d’un débat plus large.
La journaliste a toujours cultivé une image de rigueur et d’exigence. Ses interviews politiques, souvent incisives, lui ont valu autant de soutiens que de critiques. Mais cette fois, ce n’est pas son travail à l’antenne qui est commenté, mais un choix personnel, présenté comme une question de conscience.
Lorsqu’elle évoque sa décision publiquement, Sonia Mabrouk ne cherche pas à convaincre. Elle explique, simplement, avoir pris ses responsabilités. Cette sobriété contribue sans doute à la portée de son geste. Elle ne s’érige pas en donneuse de leçons, mais assume une limite qu’elle refuse de franchir.
Cette posture trouve un écho particulier dans un contexte où la crédibilité des médias est régulièrement questionnée. Pour certains, son départ illustre qu’il est encore possible de refuser certaines situations, même au prix d’un sacrifice professionnel. Pour d’autres, il rappelle la complexité des équilibres entre convictions personnelles et contraintes éditoriales.
En direct sur Europe 1, le 9 février, l’hommage appuyé de François-Xavier Bellamy renforce cette dimension symbolique. En saluant son courage et sa conscience, il donne une portée politique à un choix qui, à l’origine, relève du personnel.
Sans l’avoir cherché, Sonia Mabrouk incarne désormais une figure singulière dans le paysage médiatique. Une journaliste dont le nom est associé à une décision assumée, qui continue d’alimenter les discussions bien au-delà de son départ effectif.
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