Le départ de Sonia Mabrouk ne s’est pas refermé avec son annonce officielle. Au contraire, il a ouvert une question qui continue de circuler dans le paysage médiatique français. Jusqu’où un journaliste peut-il aller sans renoncer à ses convictions ? Et à quel moment la ligne devient-elle infranchissable ?

En quittant CNews le 6 février, après le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs, Sonia Mabrouk a clairement indiqué qu’une limite avait été atteinte. Dans son message, elle évoquait une relation altérée avec une partie de la direction et insistait sur la préservation de l’intérêt des victimes.
Ce choix individuel a rapidement dépassé son cas personnel. Il a suscité des réactions, des soutiens, mais aussi des interrogations silencieuses. Combien d’autres journalistes se sont posé les mêmes questions sans franchir le pas ? Combien ont préféré composer, faute d’alternative ?
Le 9 février, en direct sur Europe 1, Sonia Mabrouk a apporté un éclairage supplémentaire. En affirmant avoir pris ses responsabilités, elle a rappelé que chaque trajectoire est différente, et que chacun écrit sa propre histoire. Une phrase simple, mais qui renvoie à une réalité complexe.
Depuis, son nom revient régulièrement dans les discussions professionnelles, non pas pour ses projets futurs, encore inconnus, mais pour ce que son geste représente. Une décision qui oblige à regarder en face les compromis parfois imposés par le système médiatique.
Sans donner de réponse définitive, le départ de Sonia Mabrouk laisse une question ouverte. Une question qui dérange, parce qu’elle touche à l’essence même du métier de journaliste et à la manière dont chacun choisit, ou non, de fixer ses propres limites.
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