La décision de Sonia Mabrouk a provoqué un véritable séisme dans le paysage audiovisuel français. En annonçant sa démission de CNews le vendredi 6 février, la journaliste politique a pris tout le monde de court, y compris une partie de ses proches collaborateurs.

Connue pour son professionnalisme et ses interviews sans concessions, elle a justifié son départ par une rupture profonde avec une partie de la direction de la chaîne, dans un climat devenu selon elle incompatible avec ses valeurs.
Le point de bascule est clairement identifié. Le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs, a constitué une ligne rouge. Pour Sonia Mabrouk, cette décision éditoriale ne pouvait être dissociée de la responsabilité morale d’une chaîne d’information. Dans son message rendu public, elle a insisté sur une priorité absolue : la préservation de l’intérêt des victimes, hier comme aujourd’hui.
Mais au-delà de cette démission, une information a rapidement attiré l’attention du monde médiatique et politique. Selon plusieurs indiscrétions concordantes, Emmanuel Macron aurait personnellement adressé un SMS à la journaliste pour la féliciter de sa prise de position. Le président se trouvait alors à Davos, en Suisse, dans le cadre d’un déplacement officiel, ce qui n’a pas empêché cet échange privé.
Un tel geste interpelle. Les interventions présidentielles, même discrètes, dans des affaires liées aux médias restent rares. Ce message aurait été perçu par Sonia Mabrouk comme un soutien moral fort, à un moment particulièrement sensible de sa carrière et de sa vie personnelle, alors qu’elle s’apprête à accueillir son deuxième enfant.
Dans les coulisses, ce message venu de l’Élysée a rapidement circulé, renforçant l’idée que la décision de la journaliste dépassait le simple cadre d’un désaccord interne. Il s’agirait d’un acte symbolique, presque politique, dans un contexte où les questions d’éthique et de responsabilité médiatique sont plus que jamais scrutées.
Depuis, Sonia Mabrouk garde le silence sur le contenu exact de cet échange. Un silence qui alimente les spéculations, mais qui renforce aussi l’image d’une journaliste déterminée à avancer sans instrumentaliser son geste. Une chose est sûre : ce message présidentiel, s’il est avéré, marque un tournant symbolique dans une affaire déjà très sensible.
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