La scène politique française est secouée par une séquence particulièrement tendue au sommet de l’État. Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et candidate déclarée à la mairie de Paris pour les municipales 2026, se retrouve au cœur d’un bras de fer avec Sébastien Lecornu.

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Selon plusieurs informations concordantes, confirmées ce samedi 7 février, la ministre aurait été sommée de quitter le gouvernement d’ici la fin de la semaine, une injonction qui marque un tournant brutal dans son parcours ministériel.
Si cette perspective était anticipée, la méthode et le calendrier semblent avoir profondément crispé les relations entre les deux responsables politiques. En toile de fond, une question centrale : peut-on mener une campagne municipale majeure tout en restant membre du gouvernement ?
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Une démission annoncée mais un calendrier imposé
Le principe du départ de Rachida Dati n’est pas une surprise. Invitée sur France Inter le 18 janvier dernier, la ministre avait elle-même affirmé qu’elle quitterait le gouvernement pour se consacrer pleinement à sa campagne parisienne. À ce moment-là, aucun calendrier précis n’avait été communiqué, laissant entendre que la décision finale lui appartenait.
Mais selon les informations révélées par BFM TV, confirmant celles du Canard Enchaîné, Sébastien Lecornu aurait tranché. Lors d’un entretien organisé cette semaine, le chef du gouvernement aurait demandé à sa ministre de la Culture de quitter son poste avant la fin de la semaine, mettant fin à toute ambiguïté. Une démarche qui a immédiatement fait monter la tension.
D’après RTL, les échanges auraient été particulièrement vifs. Si le Premier ministre souhaitait un départ rapide pour clarifier la situation gouvernementale, Rachida Dati aurait tenté de repousser l’échéance afin de maîtriser sa narration politique et son message à destination des électeurs parisiens.
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« je ne suis pas ta boniche » : des échanges sous haute tension
Les coulisses de cette confrontation en disent long sur la dégradation des relations entre les deux figures de l’exécutif. Le Canard Enchaîné évoque des propos sans détour attribués à Rachida Dati, qui aurait répondu à une suggestion de départ rapide par une phrase cinglante : « Je ne suis pas ta boniche ».
Cette sortie aurait cristallisé un malaise déjà installé depuis plusieurs semaines. Selon le journal satirique, Sébastien Lecornu aurait conseillé à la ministre de quitter son poste « après le vote du budget », une temporalité jugée inacceptable par l’ancienne garde des Sceaux. Pour ses proches, il était essentiel que la décision apparaisse comme un choix personnel, et non comme une mise à l’écart imposée.
Un proche de la ministre résume ainsi la ligne défendue : « C’est elle qui sort du gouvernement et elle le fait pour Paris. Ce n’est pas le Premier ministre qui la met dehors. »
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Un mini-remaniement imminent à l’horizon
Face à cette situation explosive, l’exécutif tente désormais d’orchestrer une sortie maîtrisée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a évoqué sur RTL un « ajustement » attendu dans les jours à venir, sans entrer dans le détail.
Selon une source ministérielle, ce mini-remaniement pourrait intervenir au plus tard le 22 février, laissant à l’exécutif une courte fenêtre pour préparer la succession de Rachida Dati au ministère de la Culture. Une opération délicate, dans un contexte où la stabilité gouvernementale est scrutée de près.
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Municipales à Paris : Rachida Dati face à un défi stratégique majeur
Cette séquence intervient à un moment clé pour Rachida Dati, qui ambitionne de conquérir la mairie de Paris lors des élections municipales de 2026. Une campagne qui s’annonce particulièrement exigeante, tant sur le plan politique que médiatique.
En quittant le gouvernement, la ministre entend se poser en candidate à plein temps, capable de défendre un projet alternatif face à la majorité municipale sortante. Mais la manière dont son départ est orchestré pourrait peser lourdement sur sa crédibilité et sa capacité à fédérer.
Le risque est double : apparaître soit comme une ministre désavouée par l’exécutif, soit comme une personnalité incapable de respecter les équilibres institutionnels. D’où l’importance, pour son entourage, de reprendre la main sur le récit.
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Catherine Pégard pressentie pour lui succéder à la culture
En parallèle, les spéculations vont bon train concernant la succession de Rachida Dati au ministère de la Culture. Un nom revient avec insistance : celui de Catherine Pégard, 71 ans.
Ancienne présidente du domaine de Versailles pendant plus de dix ans, Catherine Pégard occupe depuis septembre 2025 un poste stratégique à l’Élysée en tant que conseillère culture du président Emmanuel Macron. Une fonction qu’occupait auparavant Rima Abdul-Malak, devenue ministre en 2022.
Selon une confidence rapportée par le Canard Enchaîné, un conseiller présidentiel aurait glissé, non sans ironie : « On n’a qu’elle à se mettre sous la main… ». Un choix qui présenterait l’avantage de la continuité, mais aussi de la confiance présidentielle.
Autre atout majeur : Catherine Pégard entretiendrait d’excellentes relations avec Brigitte Macron, un détail loin d’être anodin dans les arbitrages élyséens.
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Un épisode révélateur des tensions au sommet de l’exécutif
Au-delà du cas personnel de Rachida Dati, cette affaire met en lumière les tensions internes au sein du gouvernement, à l’approche de plusieurs échéances politiques majeures. La gestion des ambitions personnelles, la discipline gouvernementale et les stratégies électorales s’entrechoquent dans un climat déjà fragilisé.
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Pour Sébastien Lecornu, l’enjeu est clair : préserver la cohérence de l’action gouvernementale et éviter les ambiguïtés. Pour Rachida Dati, il s’agit désormais de transformer cette sortie sous pression en tremplin politique, capable de renforcer son image de femme de caractère auprès des Parisiens.
Une chose est sûre : ce départ annoncé, aussi brutal que symbolique, ne marque pas la fin de la carrière politique de la ministre de la Culture. Il pourrait même en être le nouveau point de départ, à condition de maîtriser les prochaines étapes avec précision.
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