Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, un mot revient souvent pour qualifier sa réaction après la sortie de Néron à l’Élysée : l’incompréhension.

Le président n’aurait pas contesté le droit à la critique, mais il n’aurait pas accepté ce qu’il considère comme une dissimulation volontaire. Pour lui, Nicolas Domenach et Maurice Szafran auraient manqué à une règle essentielle : la transparence.
Le livre critique ouvertement son quinquennat, décrivant un président isolé, entouré d’une cour jugée toxique. Mais Emmanuel Macron aurait estimé que les auteurs auraient dû rappeler leur propre position passée. Car ces journalistes ont longtemps évolué à proximité du pouvoir, échangeant régulièrement avec le chef de l’État.
Ce silence sur leur rôle antérieur aurait été vécu comme une manipulation du récit. Emmanuel Macron aurait eu le sentiment que leur crédibilité critique reposait précisément sur une relation qu’ils préfèrent aujourd’hui taire. Une posture qu’il jugerait injuste et moralement contestable.
Selon plusieurs proches, cette omission serait la véritable source de sa colère. Plus que les critiques elles-mêmes, c’est la manière de les formuler qui pose problème. Le président considérerait qu’il y a là une rupture implicite d’un pacte de confiance.
Depuis la parution du livre, Emmanuel Macron aurait adopté une ligne dure. Les deux journalistes seraient désormais persona non grata dans son univers relationnel. Aucun échange, aucune tentative d’apaisement, aucun dialogue envisagé.
Cette affaire illustre les tensions permanentes entre pouvoir et journalistes, lorsque les relations dépassent le cadre strictement professionnel. Pour Emmanuel Macron, cette séquence confirme qu’une proximité excessive peut se retourner brutalement contre celui qui gouverne. Une leçon amère, mais assumée.
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