Depuis plusieurs jours, une petite phrase prêtée à Emmanuel Macron circule dans les couloirs politiques et alimente les discussions.

Prononcée en petit comité, loin des discours officiels et des allocutions solennelles, elle laisse transparaître un regret à demi-mot concernant l’une des décisions les plus marquantes de son second mandat : la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024.
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Emmanuel macron face aux conséquences de la dissolution de l’assemblée nationale
Une décision prise dans l’urgence, au soir d’une défaite électorale majeure, et dont les effets continuent de peser lourdement sur la vie politique française. Cette reconnaissance implicite, rapportée lors d’un déjeuner avec des élus du parti Horizons, fondé par Édouard Philippe, marque un tournant symbolique. Rarement le chef de l’État a admis, même à demi-mot, une erreur stratégique d’une telle ampleur. Et pour beaucoup d’observateurs, cette phrase – « ce n’était pas la meilleure idée » – résonne comme un aveu longtemps attendu.
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Le choc des élections européennes de juin 2024
Pour comprendre la portée de cette confidence, il faut revenir au 9 juin 2024. Ce jour-là, les élections européennes ont agi comme un électrochoc pour le camp présidentiel. Les résultats ont confirmé un net recul de la majorité macroniste, dépassée par l’extrême droite et talonnée par une gauche recomposée et galvanisée. Le message envoyé par les urnes était clair : une large partie de l’électorat exprimait sa lassitude, voire sa défiance, envers la politique menée depuis 2017.
Face à cette défaite électorale, Emmanuel Macron a choisi une réponse radicale. Le soir même, il annonçait la dissolution de l’Assemblée nationale, plongeant le pays dans une campagne législative éclair, organisée en plein été. Une décision jugée audacieuse par certains, mais précipitée et risquée par beaucoup d’autres.
Une décision prise dans l’urgence et ses effets immédiats
La dissolution a entraîné une série de conséquences politiques immédiates. Les Français ont été appelés aux urnes les 29 et 30 juin, puis les 6 et 7 juillet, souvent depuis leurs lieux de vacances, parfois dans un climat d’incompréhension. Loin de redonner un élan au camp présidentiel, ces élections ont confirmé la fragilisation de la majorité.
Le Rassemblement national est arrivé en tête, creusant encore l’écart avec le groupe Ensemble, tandis que l’Union de la gauche se positionnait comme une force incontournable. Résultat : une Assemblée plus éclatée que jamais, sans majorité claire, et un président contraint de composer avec un paysage politique profondément instable.
Une instabilité gouvernementale inédite sous la Ve république
L’un des effets les plus visibles de cette dissolution reste la valse des Premiers ministres qui a suivi. Gabriel Attal, nommé avec l’espoir d’incarner un renouveau, n’est resté en poste que sept mois. Un record de brièveté à Matignon, rapidement battu par son successeur Michel Barnier, dont le passage n’a duré que trois mois.
Cette instabilité a nourri un sentiment de désorientation politique chez de nombreux citoyens. Chaque remaniement était présenté comme un nouveau départ, mais sans jamais s’inscrire dans la durée. À l’automne 2024, Emmanuel Macron a ensuite fait le choix de François Bayrou, pour une mission de huit mois seulement, avant de poursuivre cette chorégraphie institutionnelle avec la nomination de Sébastien Lecornu en septembre 2025.
La démission rapide de ce dernier, un mois à peine après sa nomination, a achevé de convaincre l’opinion que la dissolution avait ouvert une période de turbulence durable, difficile à maîtriser.
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Des français désorientés face à la succession des gouvernements
Pour une grande partie de la population, ces changements successifs ont renforcé un sentiment de perte de repères. Les priorités politiques semblaient sans cesse redéfinies, les réformes repoussées ou abandonnées, et la lisibilité de l’action gouvernementale s’est progressivement érodée. Dans ce contexte, la parole présidentielle, autrefois perçue comme un point d’ancrage, a parfois perdu de sa force.
Les attentes étaient pourtant immenses : stabilité économique, réponses aux crises sociales, transition écologique, pouvoir d’achat. Or, l’énergie politique a souvent été absorbée par la gestion de l’urgence institutionnelle, héritée directement de la dissolution.
La petite phrase qui relance toutes les interprétations
C’est dans ce climat que la petite phrase prononcée par Emmanuel Macron prend toute son importance. Lors d’un déjeuner informel avec des élus d’Horizons, le président aurait reconnu que la dissolution n’était « pas la meilleure idée ». Une formule simple, presque banale, mais lourde de sens venant d’un chef d’État connu pour défendre ses choix avec détermination.
Ce regret implicite n’est pas un mea culpa officiel. Il n’a pas été exprimé publiquement, ni devant les Français, ni dans un cadre institutionnel. Pourtant, il suffit à relancer le débat sur la responsabilité politique et sur la capacité du pouvoir à tirer les leçons de ses décisions.
Une reconnaissance rare dans la culture politique présidentielle
Sous la Ve République, il est rare qu’un président reconnaisse une erreur stratégique majeure, même indirectement. Cette culture du pouvoir fort valorise la constance et la maîtrise, parfois au détriment de l’autocritique. En laissant filtrer ce doute, Emmanuel Macron rompt partiellement avec cette tradition et ouvre la voie à une lecture plus humaine de sa présidence.
Pour certains observateurs, cette phrase traduit une prise de conscience tardive. Pour d’autres, elle révèle surtout l’ampleur des difficultés rencontrées depuis 2024 et l’impossibilité de nier plus longtemps les effets négatifs de la dissolution.
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Quels enseignements pour la suite du quinquennat
La question centrale reste désormais celle de l’avenir politique. Cette reconnaissance à demi-mot peut-elle annoncer un changement de méthode, voire de cap ? Ou s’agit-il simplement d’un moment de lucidité sans conséquence concrète sur la conduite des affaires de l’État ?
À un peu plus d’un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron se retrouve face à un défi majeur : restaurer la stabilité, redonner de la lisibilité à l’action gouvernementale et tenter de réconcilier une partie des Français avec des institutions mises à rude épreuve.
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La dissolution de 2024 restera sans doute comme l’un des actes les plus marquants – et les plus controversés – de son second quinquennat. Cette petite phrase, en apparence anodine, pourrait bien devenir l’un des symboles de cette période troublée. Elle rappelle que, même au sommet de l’État, certaines décisions laissent des traces durables, et que leurs conséquences dépassent parfois largement les intentions initiales.
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