Geek

Robots, pénurie de main-d’œuvre, peur de l'IA : ce que Jensen Huang a vraiment voulu dire à Las Vegas

07 janvier 2026 - 15 : 15
par Laura À Las Vegas, Jensen Huang, patron de Nvidia, a défendu une vision inattendue du travail, entre robots, IA et pénurie mondiale de main-d’œuvre.

Le débat sur l’intelligence artificielle est souvent dominé par une peur : celle de voir les machines prendre la place des humains. Pourtant, à Las Vegas, lors du grand salon technologique CES, Jensen Huang a tenu un discours radicalement différent.

Robots, pénurie de main-d’œuvre, peur de l'IA : ce que Jensen Huang a vraiment voulu dire à Las Vegas

Le patron de Nvidia, leader mondial des puces pour l’IA, estime que le véritable danger n’est pas l’excès de robots, mais leur absence.

Selon lui, la planète fait face à une pénurie de main-d’œuvre sans précédent. Les entreprises, dans presque tous les secteurs, peinent à recruter. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs combinés : vieillissement des populations, évolution des aspirations professionnelles, raréfaction de certaines compétences clés. Résultat, même avec de la demande, l’économie mondiale risque de ralentir faute de travailleurs disponibles.

C’est dans ce contexte que Jensen Huang défend l’arrivée massive des robots et de l’IA. Loin d’un scénario dystopique, il décrit une coopération nécessaire entre l’homme et la machine. Les robots seraient appelés à occuper les postes que les humains ne peuvent ou ne veulent plus assurer, notamment dans les environnements industriels ou les tâches répétitives.

Cette complémentarité permettrait de maintenir la production, d’éviter les pénuries et de soutenir la croissance. Et quand l’économie se développe, de nouveaux emplois apparaissent. Ingénieurs, techniciens, superviseurs, concepteurs… La robotisation crée un écosystème entier de métiers indirects.

Le discours du patron de Nvidia se veut pragmatique. Sans ces «immigrés IA», comme il les appelle, certaines économies pourraient tout simplement ne plus fonctionner correctement. La question n’est donc pas de savoir si les robots vont transformer le travail, mais s’ils arriveront assez vite pour éviter une crise structurelle.

Les démonstrations présentées à Las Vegas montrent encore des machines perfectibles. Mais Jensen Huang se veut confiant. Selon lui, ces technologies progresseront rapidement et deviendront bientôt indispensables.

Son message, au fond, est moins technologique que sociétal : refuser l’IA par peur d'être remplacé par la technologie, c’est ignorer un problème bien plus urgent, celui du manque de travailleurs humains à l’échelle mondiale.

Lire aussi : Pourquoi Cyril Hanouna affirme que Tiphaine Auzière avait tout vu : la polémique autour de Brigitte Macron repart de plus belle et "C'est votre échec" : Gilles Bouleau recadre Emmanuel Macron, ce moment télé qui a déstabilisé le président et glacé le plateau

Ajouter les points
0
Points
Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !