La campagne pour les municipales parisiennes s’intensifie, et Rachida Dati a une nouvelle fois trouvé le moyen de créer le buzz.

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Après sa vidéo où elle apparaissait en éboueuse, la candidate a choisi une approche littéraire, théâtrale et franchement inattendue : revisiter la célèbre fable de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi, pour pointer du doigt ce qu’elle considère comme les dérives de la gestion d’Anne Hidalgo. Une méthode surprenante qui, en quelques heures, a agité les réseaux sociaux et alimenté toutes les discussions politiques du moment.
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Vidéo Rachida Dati Fable de La Fontaine
Dans sa vidéo publiée ce lundi 1er décembre, la ministre de la Culture s’est prêtée au jeu de la déclamation en réécrivant entièrement le texte original pour y glisser des attaques directes, chiffrées et assumées contre la maire de Paris. Un choix audacieux qui mêle culture classique, communication moderne et stratégie politique bien rodée.
Cette séquence intervient à seulement quelques mois d’une élection municipale particulièrement attendue. Alors que Rachida Dati est, pour l’heure, en tête des sondages du premier tour, chaque prise de parole semble décisive.
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Une fable détournée pour dénoncer douze ans de gestion municipale
Dans sa version revisitée de La Cigale et la Fourmi, Rachida Dati campe une ville dépourvue de réserves et plombée par les dépenses. Elle accuse Anne Hidalgo d’avoir « dépensé à crédit des années » pour finalement se retrouver « fort dépourvue quand l’élection fut venue ».
Cette réécriture reprend les codes des Fables de La Fontaine en y glissant des références très actuelles. On y retrouve des vers tels que : « Pas un seul sou de côté, Ni même un euro économisé ».
Ces lignes, volontairement simples et percutantes, illustrent ce que la candidate présente comme une gestion calamiteuse du budget parisien. Dans un autre passage, la « maire » fictive est décrite comme s’adressant à ses administrés pour leur demander de l’aide, tout en rappelant qu’elle préfèrerait « surtout taxer » plutôt que rembourser.
Le trait est appuyé, volontairement ironique, mais efficace.
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La phrase qui a le plus fait réagir reste la conclusion : « Vous gaspilliez ? J’en suis fort aise. Eh bien, assumez maintenant ! » Un clin d’œil direct à La Fontaine, mais transformé en pique politique.
Une charge frontale contre la dette et la fiscalité
Au-delà du geste poétique, Rachida Dati développe ensuite un argumentaire plus classique. Elle dénonce une dette municipale passée « d’un milliard d’euros en 2001 à près de 12 milliards d’euros aujourd’hui », accusant Anne Hidalgo et ses équipes d’avoir creusé un gouffre financier sans précédent.
Elle affirme également que « la fiscalité des Parisiens s’est alourdie de 600 millions d’euros par an ». Des chiffres lourds, utilisés pour illustrer ce qu’elle considère comme le poids croissant des taxes municipales.
Selon elle, il ne s’agit pas d’une simple mauvaise gestion, mais d’un système bloqué, inefficace et trop coûteux. Elle pointe notamment du doigt :
- des services publics “de plus en plus dégradés”,
- une ville “sale et laide”,
- une voirie “totalement abandonnée”,
- un train de vie municipal jugé excessif.
Le ton est sévère, mais voulu. À quelques mois du scrutin, chaque mot est pensé pour marquer les esprits.
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Sa promesse : reprendre les finances en main pour “tout remettre d’aplomb”
Dans la deuxième partie de sa vidéo, Rachida Dati abandonne le format poétique pour dérouler ses propositions.
Elle affirme vouloir « tout reprendre en main », priorisant :
- la propreté,
- la sécurité,
- l'entretien de la voirie,
- les écoles,
- le parc social.
Pour financer ces priorités, elle promet « entre 600 millions et 1 milliard d’euros d’économies ». Selon elle, ces économies seraient obtenues en traquant les « gaspillages » et en réduisant le train de vie de la Ville.
Elle propose également de supprimer les subventions aux associations jugées inutiles à Paris ou dont « l’objet est douteux ». Un discours qui vise à séduire les électeurs lassés des dépenses jugées opaques ou injustifiées.
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Une attaque ciblée sur les notes de frais des élus
La polémique récente autour des notes de frais des élus parisiens n’a évidemment pas échappé à son intervention. Rachida Dati affirme vouloir mettre fin à ce qu’elle appelle des « dérives », rappelant que “l’argent des Parisiens doit servir aux Parisiens, pas aux élus”.
Cette phrase, déjà reprise dans de nombreuses discussions en ligne, résume bien la stratégie de sa campagne : une image de rigueur, de transparence, et de proximité avec les administrés.
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Une candidate en tête des sondages à quatre mois du vote
À quatre mois du scrutin, Rachida Dati apparaît en excellente position dans les sondages du premier tour. Si rien n’est joué, sa progression est constante, portée par un style de communication percutant, parfois clivant, mais toujours efficace.
Sa reprise de La Fontaine est un exemple parfait de cette stratégie : surprendre, choquer, faire parler, tout en martelant ses critiques envers Anne Hidalgo.
À l’heure où la campagne parisienne s’annonce particulièrement animée, nul doute que cette vidéo ne sera pas la dernière à attirer les projecteurs.
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