Difficile de rester indifférent face au récit qu’Alexandra Rosenfeld a livré à l’Assemblée nationale. L’ancienne Miss France a raconté une période qu’elle considère aujourd’hui comme un véritable calvaire, évoquant une relation marquée selon elle par un contrôle coercitif exercé par le chef Jean Imbert.

Elle explique que tout a commencé par une passion fulgurante, avant de dériver vers quelque chose de beaucoup plus sombre. Selon elle, l’isolement s’est installé progressivement, au point qu’une seule amie était acceptée dans son entourage. Toutes les autres auraient été dénigrées ou insultées.
Alexandra raconte aussi avoir traversé cette relation à un moment où sa maladie auto-immune la fragilisait. Cette fatigue physique et psychologique aurait, selon elle, facilité l’emprise. « J’étais toujours en alerte », confie-t-elle, décrivant un quotidien où la moindre remarque pouvait dégénérer en colère.
Elle évoque également des humiliations répétées, visant sa façon de parler, de s’habiller ou son milieu social. Le passage qui a le plus glacé l’auditoire reste celui où elle décrit une fracture du nez après ce qu’elle appelle un « coup de tête ».
Pour Alexandra Rosenfeld, ce sont surtout les traces invisibles qui l’ont marquée : les doutes, la peur constante, la dégradation de son estime de soi. Elle affirme ne pas être seule : cinq ex-compagnes auraient déjà témoigné publiquement, et deux plaintes seraient déposées.
Elle déplore aussi le silence des marques associées à Jean Imbert, aucune n’ayant réagi malgré les témoignages relayés dans les médias.
À ce jour, aucune décision de justice n’a été rendue, et l’entourage du chef conteste les faits. Mais son témoignage, rare et puissant, ouvre un débat essentiel sur la violence psychologique et la façon dont elle est perçue en France.
Lire aussi : « Quand tu le quittes, il est caché dans ton parking » : Alexandra Rosenfeld raconte son calvaire avec Jean Imbert et Jean Imbert accusé de violences : le chef étoilé a déjà été écarté de cet évènement prestigieux