Candace Owens n’en est pas à sa première polémique, mais cette fois, elle frappe encore plus fort. Le 22 novembre, l’influenceuse américaine d’extrême droite a publié sur X un long message affirmant que Emmanuel Macron et Brigitte Macron auraient « commandité et financé » son assassinat.

Une accusation démesurée, relayée plus de 43 000 fois, et qui a immédiatement embrasé la sphère complotiste internationale.
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Une nouvelle accusation virale visant Emmanuel et Brigitte Macron
Avec plus de 7 millions d’abonnés, Owens profite d’une audience massive. Son message affirme qu’un « haut fonctionnaire du gouvernement français » l’aurait contactée pour lui confier un complot digne d’un film d’action : une mission menée par le GIGN, appuyée par « une petite équipe incluant un Israélien », le tout orchestré pour éliminer la podcasteuse.
Ces propos, qui relèvent du pur fantasme, ont néanmoins trouvé un écho auprès d’une partie de son public, souvent sensible aux récits sensationnalistes qui associent géopolitique, espionnage et figures politiques. Mais en France, ces allégations provoquent surtout l’incompréhension, l’exaspération et… parfois même le rire.
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Au GIGN, l’accusation fait bondir : « On était obligé de rire »
Interrogée par 20 Minutes, une source proche du GIGN n’a pas mâché ses mots : cette histoire est tout simplement « ridicule ». Et pour cause : rien, absolument rien, dans la mission, le statut ou le fonctionnement du GIGN ne correspond aux opérations évoquées par Owens.
« On était obligé de rire parce que c’était énorme ! », explique cette source. Le problème, selon elle, n’est pas tant la théorie en elle-même — visiblement invraisemblable — mais sa capacité à convaincre certaines personnes. Les réseaux sociaux, en quête permanente de buzz, amplifient souvent le phénomène.
Surtout, l’accusation démontre une méconnaissance totale du rôle de cette unité d’élite. Le GIGN n’est pas un service de renseignement clandestin. Ce n’est pas une branche secrète opérant à l’international. Et ce n’est certainement pas un groupe chargé d’exécuter des « missions d’assassinat ».
L’unité intervient strictement dans un cadre défini, au service du Ministère de l’Intérieur, et uniquement dans les missions qui relèvent de la sécurité intérieure : interventions, prises d’otages, neutralisation de menaces immédiates, protection de personnalités, etc.
« Ce n’est absolument pas quelque chose qui pourrait être demandé au GIGN », insiste la source. Le rôle opérationnel de l'unité est loin des fantasmes hollywoodiens souvent associés aux forces spéciales françaises.
Une théorie qui ne tient pas debout : pourquoi la DGSE aurait été visée si complot il y avait
Autre absurdité pointée par les spécialistes : si un État cherchait réellement à organiser secrètement une opération aussi grave, ce n’est pas vers le GIGN qu’il se tournerait, mais vers la DGSE, c’est-à-dire les services de renseignement extérieurs, formés précisément pour les missions clandestines, les opérations sous couverture et les actions sensibles à l’international.
La source citée explique que Candace Owens mentionne le GIGN uniquement parce que le nom est très populaire sur les réseaux sociaux : il évoque des scènes spectaculaires, inspire le respect, génère des likes… et donne un vernis de crédibilité à un récit totalement fictionnel.
Un choix purement marketing, en somme. Cette utilisation de symboles militaires comme éléments sensationnels n’est pas nouvelle. Le GIGN, tout comme le RAID, la DGSE ou la Légion étrangère, sont souvent instrumentalisés dans des récits complotistes construits pour frapper l’imagination et être partagés massivement.
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L’histoire devient encore plus folle : la Légion étrangère accusée dans une autre théorie
Comme si l’accusation initiale ne suffisait pas, Candace Owens a poursuivi avec une autre histoire tout aussi invraisemblable. Le 23 novembre, elle affirme que des légionnaires français auraient participé à « l’assassinat de Charlie Kirk », fondateur de Turning Point USA, lors d’un entraînement aux États-Unis.
Une fois encore, un récit complètement déconnecté de la réalité. Le ministère des Armées dément formellement tout entraînement de la Légion étrangère au camp Riley, dans le Minnesota, sur la période évoquée (25 août au 10 septembre 2025).
Il ajoute également que l’un des noms cités par Owens, Tyler Robinson, n’a jamais fait partie des effectifs de la Légion étrangère. Les faits sont clairs : l’histoire ne repose sur aucun élément réel.
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Pourquoi ces fake news séduisent autant ?
Si des théories aussi extravagantes fonctionnent, c’est parce qu’elles s’inscrivent dans un environnement numérique où l’émotion prime parfois sur le factuel. Les accusations visant les figures politiques, les forces spéciales ou les agences secrètes fascinent une partie du public, notamment dans les sphères conspirationnistes américaines.
Plus les récits sont extrêmes, plus ils circulent rapidement :
- ils jouent sur la peur et la défiance envers les institutions
- ils permettent à l'influenceuse de se positionner comme victime d’un “système”
- ils donnent l'impression d’accéder à des secrets d’État
Le problème, souligne la source du GIGN, c’est que les gens veulent y croire. Le mélange entre désinformation, ignorance et sensationnalisme crée un cocktail explosif où la vérité peine à se frayer un chemin.
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En bref : un récit démantelé de A à Z
Ce qui ressort de cette affaire, c’est que toutes les accusations de Candace Owens sont démontées par les faits :
- le GIGN n’a jamais été impliqué
- la Légion étrangère n’a jamais participé
- aucun entraînement n’a eu lieu au Minnesota
- les personnes citées n’ont aucun lien avec l’armée française
- aucune preuve, aucun témoignage réel, aucun document ne vient étayer le moindre élément du prétendu complot
Il s’agit donc d’une fiction totale, construite autour de noms impressionnants pour générer du buzz. Pour les forces françaises, l’affaire serait presque drôle si elle ne participait pas, une nouvelle fois, à la propagation massive de désinformation.
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