À 73 ans, Renaud affiche un visage apaisé, loin des excès et des tourments qui ont marqué sa vie d’artiste.

Le chanteur, qui fête cette année ses 50 ans de carrière, a accordé une interview au Parisien dans laquelle il revient avec franchise sur son rapport à la célébrité, à la politique et à l’argent — un sujet qu’il aborde sans détour, mais non sans gêne.
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“J’ai culpabilisé d’avoir gagné autant”
Sincère comme à son habitude, Renaud a confié qu’il n’a jamais été à l’aise avec le succès financier que lui ont apporté ses chansons. “Cela me faisait plaisir d’être reconnu dans la rue. Mais j’ai gagné pas mal d’argent et je culpabilisais. Éducation protestante oblige, je n’ai jamais aimé le luxe”, avoue-t-il.
Cette modestie contraste avec l’image de rebelle qu’il incarnait dans les années 80. Pour Renaud, l’argent n’a jamais été une finalité, mais plutôt un poids. Malgré la gloire et les millions de disques vendus, il dit avoir conservé un mode de vie simple, fidèle à ses valeurs d’origine et à cette sensibilité de “mec du peuple” qui a toujours séduit le public.
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Des désillusions politiques marquantes
Dans cet entretien, le chanteur de Mistral gagnant revient également sur un souvenir qui l’a profondément marqué : un concert à Moscou dans les années 80. Plein d’idéal politique, il pensait y trouver un écho à ses convictions de gauche. La réalité a été bien différente.
“J’espérais y trouver un idéal de gauche représenté par le Parti communiste. Mais quand j’entame Le Déserteur, la foule manipulée quitte le stade au coup de sifflet des chefs du parti. Un drôle de coup !”
Cette expérience a été un tournant pour Renaud, qui s’est senti trahi et désabusé. Il raconte être rentré “déçu, désabusé, traumatisé pendant longtemps”. Ce choc l’a inspiré pour écrire la chanson Fatigué, un titre dans lequel il exprime ses désillusions vis-à-vis de la politique et de ses idéaux d’autrefois.
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Une vie paisible aux côtés de Cerise
Aujourd’hui, Renaud savoure une période bien plus sereine. L’artiste vit à Montmartre avec Cerise, celle qu’il décrit comme “l’amour de sa vie”. Leur rencontre, aussi romantique qu’inattendue, s’est faite lors de l’émission Merci Renaud :
“Nous étions assis à côté l’un de l’autre. Elle avait des cerises aux oreilles, inoubliable ! Nous nous sommes retrouvés six ans plus tard. Pour mon anniversaire, elle m’a apporté une chemise en bandana qu’elle avait cousue elle-même.”
Cette relation a marqué un nouveau départ pour le chanteur, qui a également réussi à vaincre ses addictions. “Je ne buvais plus depuis un an, je cherchais une maison à Montmartre, j’étais prêt pour une nouvelle histoire”, confie-t-il avec tendresse.
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Le bonheur d’une renaissance
Aujourd’hui, Renaud ne suit plus vraiment l’actualité politique et préfère passer du temps avec ceux qu’il aime : ses enfants Lolita (44 ans) et Malone (18 ans), ainsi que Cerise, à qui il rend hommage quotidiennement. “Chaque jour, je dis à Cerise combien je suis heureux d’avoir sa chemise. C’est un porte-bonheur”, avoue-t-il avec émotion.
Loin des tumultes de sa jeunesse, Renaud semble avoir trouvé un équilibre fait de paix, de sobriété et d’amour. Une renaissance douce et lucide pour celui qui, après avoir tant chanté ses colères et ses blessures, célèbre désormais la simplicité et la gratitude d’une vie apaisée.
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