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Chute de Bayrou, mobilisation du 10 septembre, dette : Macron sous pression cette semaine

09 septembre 2025 - 12 : 59
par Clémence

La rentrée politique vire au cauchemar pour Emmanuel Macron. Au lendemain de la chute du gouvernement de François Bayrou, censuré par l’Assemblée nationale, le chef de l’État affronte une semaine explosive : nomination d’un nouveau Premier ministre, mobilisation sociale avec le mouvement « Bloquons tout » et menace d’une dégradation de la note de la dette française. Un enchaînement qui fragilise encore davantage un mandat déjà marqué par une instabilité inédite.

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Le casse-tête du nouveau Premier ministre

La démission de François Bayrou, attendue à l’Élysée, oblige Emmanuel Macron à trouver rapidement un successeur. Mais l’exercice relève du casse-tête : aucune majorité claire ne se dégage au Parlement, et le prochain chef du gouvernement sera le cinquième depuis 2022, un record sous la Ve République.

Plusieurs noms circulent : Sébastien Lecornu, ministre des Armées et favori pressenti, Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la Santé, ou encore Gérald Darmanin, actuel ministre de la Justice. Certains conseillers évoquent aussi des figures plus extérieures comme Jean-Yves Le Drian, tandis que d’autres plaident pour une ouverture vers la droite avec Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Quelle que soit la décision, le futur Premier ministre devra composer avec un Parlement fracturé et préparer l’adoption du budget 2026 avant le 31 décembre, une mission périlleuse.

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La rue en embuscade : le mouvement « Bloquons tout »

Comme si la crise institutionnelle ne suffisait pas, Emmanuel Macron doit aussi se préparer à une vague de contestation. Ce 10 septembre, le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux et soutenu par plusieurs forces de gauche, prévoit près de 700 actions dans tout le pays : blocages de routes, gares, universités et entreprises.

En Île-de-France, une centaine d’actions sont déjà planifiées. Plus de 30 universités tiendront des assemblées générales pour organiser la mobilisation. « L’Union étudiante appelle à battre Emmanuel Macron dans la rue », a déclaré son porte-parole Félix Stive. Cette initiative précède la mobilisation syndicale prévue le 18 septembre, et pourrait servir de catalyseur à une rentrée sociale explosive, plaçant le président dans une position de plus en plus défensive.

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La menace d’une dégradation de la dette

À cette crise politique et sociale s’ajoute une menace économique. L’agence de notation Fitch doit réévaluer vendredi 12 septembre la dette française. Une dégradation est redoutée, ce qui entraînerait une hausse du coût de financement de l’État. Les marchés ont déjà réagi à l’instabilité politique : le taux d’intérêt de l’emprunt à 10 ans a franchi les 4,5 %, un niveau proche des sommets de 2011. Un signal inquiétant qui risque d’alourdir encore la charge de la dette publique et de fragiliser la crédibilité économique du pays.

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Une opposition offensive

Les oppositions profitent de ce contexte pour accentuer la pression. La France insoumise réclame la démission d’Emmanuel Macron et prépare une nouvelle motion de destitution. Le Rassemblement national, de son côté, pousse pour une dissolution immédiate de l’Assemblée nationale. Marine Le Pen a même déclaré que cette dissolution n’était « pas une option mais une obligation ». Le RN envisage d’ailleurs de censurer d’emblée le futur Premier ministre si celui-ci est issu de la majorité présidentielle, afin de forcer le président à convoquer des élections anticipées.

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Macron en sursis ?

À moins de deux ans de la fin de son mandat, Emmanuel Macron se retrouve pris en étau entre une Assemblée ingouvernable, une contestation sociale prête à s’amplifier et une pression financière internationale croissante. S’il a exclu l’idée de démissionner, il lui reste à prouver qu’il peut encore tenir son quinquennat « jusqu’au dernier quart d’heure ». Mais l’urgence est là : nommer un Premier ministre capable de survivre dans ce climat, apaiser la rue et convaincre les marchés que la France reste gouvernable.

Autant de défis qui font de cette semaine de septembre 2025 l’une des plus périlleuses de sa présidence.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.