L’été n’a visiblement pas dit son dernier mot. Alors que le mois de septembre vient à peine de commencer et que la rentrée est désormais derrière nous, une nouvelle poussée de chaleur va toucher une large partie de la France à partir de ce vendredi 4 septembre 2026. Dans le Sud, le Sud-Ouest et une partie du Centre-Est, le thermomètre pourrait allègrement dépasser les 30 °C et grimper localement jusqu’à 35 °C. Au total, 33 départements apparaissent particulièrement exposés à cette nouvelle séquence très chaude.
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Le contraste risque d’être particulièrement saisissant. Quelques jours seulement après le début de l’automne météorologique, de nombreuses régions vont retrouver une ambiance digne du cœur de l’été. Et cette fois, ce ne sont pas seulement quelques secteurs méditerranéens traditionnellement chauds qui sont concernés : la hausse des températures devrait s’étendre du Sud-Ouest jusqu’aux Alpes en passant par le Massif central et la vallée du Rhône.
Cette nouvelle hausse du mercure intervient surtout après un été 2026 déjà particulièrement éprouvant, marqué par plusieurs épisodes de fortes chaleurs. Même si septembre commence, mieux vaut donc ne pas ranger tout de suite ventilateurs, bouteilles d’eau et vêtements légers.
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Les 33 départements où la chaleur sera la plus forte vendredi

La hausse des températures devrait concerner une grande partie du pays, mais certains territoires seront beaucoup plus exposés que d’autres. Ce sont principalement les départements du sud de la France, du Sud-Ouest et du Centre-Est qui devraient enregistrer les températures les plus élevées vendredi 4 septembre.
Dans ces secteurs, le seuil des 30 °C pourrait être largement dépassé au cours de l’après-midi. Les départements particulièrement concernés sont :
- l’Ain ;
- l’Allier ;
- les Alpes-de-Haute-Provence ;
- les Alpes-Maritimes ;
- l’Ardèche ;
- l’Ariège ;
- l’Aude ;
- l’Aveyron ;
- les Bouches-du-Rhône ;
- le Cantal ;
- la Drôme ;
- le Gard ;
- le Gers ;
- la Gironde ;
- la Haute-Garonne ;
- la Haute-Loire ;
- la Haute-Savoie ;
- les Hautes-Pyrénées ;
- l’Hérault ;
- l’Isère ;
- les Landes ;
- la Loire ;
- le Lot ;
- la Lozère ;
- le Puy-de-Dôme ;
- les Pyrénées-Atlantiques ;
- les Pyrénées-Orientales ;
- le Rhône ;
- la Savoie ;
- le Tarn ;
- le Tarn-et-Garonne ;
- le Var ;
- le Vaucluse.
Cette liste dessine une très large zone chaude allant des Pyrénées à la Méditerranée, mais remontant également vers l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les températures les plus élevées ne seront donc pas cantonnées au littoral méditerranéen.
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Jusqu’à 35 °C à Toulouse et Montélimar
Dans certaines villes, cette remontée du thermomètre pourrait être particulièrement spectaculaire pour un début de mois de septembre. Toulouse pourrait ainsi atteindre 35 °C vendredi, une valeur également envisagée du côté de Montélimar.
À Bordeaux et Tarbes, les maximales pourraient monter jusqu’à environ 34 °C. Des températures particulièrement élevées pour la période, alors que les matinées commencent habituellement à devenir plus fraîches et que les journées raccourcissent déjà sensiblement.
Ailleurs dans les départements concernés, les valeurs pourraient fréquemment se situer entre 30 et 33 °C. La sensation estivale sera d’autant plus nette que le soleil devrait largement dominer dans de nombreux secteurs.
Cette chaleur pourrait être difficile à supporter dans les grandes agglomérations, où les bâtiments, les routes et les surfaces minérales ont tendance à accumuler l’énergie pendant la journée et à la restituer après le coucher du soleil. Même en septembre, la chaleur peut donc rester très présente en soirée, notamment dans les centres urbains.
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Peut-on déjà parler de nouvelle canicule ?
La perspective de températures atteignant ou dépassant 35 °C suffit évidemment à faire ressurgir le mot canicule. Pourtant, une température très élevée pendant une seule journée ne permet pas à elle seule de qualifier un épisode de caniculaire.
Pour qu’une situation soit considérée comme une canicule, plusieurs paramètres doivent être réunis. La durée de la chaleur est essentielle, mais les températures nocturnes jouent également un rôle majeur. Lorsque le thermomètre ne redescend plus suffisamment pendant plusieurs nuits consécutives, l’organisme récupère moins facilement et le risque sanitaire augmente.
Les seuils retenus ne sont par ailleurs pas identiques dans tous les départements. Une température considérée comme exceptionnelle dans une région peut être plus habituelle dans une autre. C’est donc l’association entre les maximales en journée, les minimales nocturnes et la durée de l’épisode qui permettra de déterminer si cette poussée chaude débouche réellement sur une situation caniculaire.
À ce stade, il est ainsi plus prudent de parler de fortes à très fortes chaleurs pour vendredi, avec la possibilité que la situation évolue en fonction de la persistance des températures élevées durant le week-end.
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Pourquoi une telle chaleur reste possible en septembre
Cette météo peut sembler paradoxale puisque nous sommes officiellement entrés dans l’automne météorologique depuis le 1er septembre. Mais cette date est avant tout utilisée pour établir plus facilement les statistiques climatiques : elle ne signifie évidemment pas que l’atmosphère bascule soudainement dans une configuration automnale.
Au début du mois de septembre, le soleil reste suffisamment puissant pour permettre des températures très élevées lorsqu’une masse d’air chaud remonte du sud. Il suffit alors d’une configuration atmosphérique favorable pour que le thermomètre retrouve rapidement des niveaux dignes de juillet ou d’août.
Ces coups de chaud tardifs ne sont d’ailleurs pas exceptionnels dans leur principe. Septembre peut alterner des matinées fraîches, des passages perturbés et de véritables séquences estivales. Ce qui attire davantage l’attention aujourd’hui est l’intensité que peuvent atteindre certaines de ces remontées chaudes.
Après plusieurs épisodes particulièrement chauds durant l’été 2026, cette nouvelle poussée du thermomètre pourrait donc donner l’impression que la saison estivale joue les prolongations, alors même que les écoles ont rouvert et que l’automne météorologique a officiellement commencé.
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Une chaleur à surveiller pendant tout le week-end
Vendredi pourrait surtout constituer le début de la phase la plus chaude de cette nouvelle séquence. Le week-end des 5 et 6 septembre devrait en effet conserver une ambiance très estivale sur une grande partie du territoire, avec des températures largement supérieures aux normales de saison dans de nombreuses régions.
Le seuil des 30 °C pourrait même être atteint ou dépassé beaucoup plus au nord que vendredi, tandis que le Sud devrait conserver les valeurs les plus élevées. L’évolution exacte de la situation dépendra toutefois de la progression des perturbations océaniques et de la résistance de l’air chaud installé sur le pays.
Pour les habitants des départements les plus concernés, les réflexes adoptés pendant l’été restent donc utiles : boire régulièrement sans attendre d’avoir soif, fermer volets et fenêtres lorsque la température extérieure dépasse celle du logement, privilégier les sorties tôt le matin ou en soirée et éviter les efforts physiques prolongés pendant les heures les plus chaudes.
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Une attention particulière reste également recommandée pour les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes ou les personnes fragiles. Après plusieurs semaines estivales déjà éprouvantes, la fatigue liée à la chaleur peut se faire sentir plus rapidement.
La bonne nouvelle est que les nuits de septembre sont plus longues que celles du cœur de l’été, ce qui peut favoriser un refroidissement plus marqué lorsque les conditions le permettent. Mais si les températures nocturnes restent élevées plusieurs jours de suite, la situation sera à surveiller de beaucoup plus près.
Une chose est certaine : les pulls de rentrée peuvent encore patienter. Pour plusieurs millions de Français, ce premier week-end de septembre devrait davantage ressembler à une prolongation des vacances d’été qu’aux prémices de l’automne.
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