L’été météorologique vient tout juste de s’achever, mais la chaleur, elle, semble bien décidée à jouer les prolongations. Après quelques journées plus respirables sur une partie de la France, les températures vont de nouveau grimper à partir du milieu de la semaine.
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Le week-end des 5 et 6 septembre pourrait même prendre des allures de plein été, avec plus de 30 °C sur de nombreuses régions et des pointes dépassant localement les 35 °C dans la moitié sud. De quoi poser une question qui semblait encore improbable il y a quelques décennies : peut-on réellement connaître une canicule en septembre ?
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La réponse est oui. Une canicule tardive reste tout à fait possible au mois de septembre, et l’histoire récente l’a déjà démontré. Pour autant, quelques après-midi à 35 °C ne suffisent pas nécessairement à faire basculer la France dans un nouvel épisode caniculaire. Tout dépendra notamment de la durée de la chaleur, des températures nocturnes et des régions concernées.
Cette remontée du thermomètre intervient après un été 2026 particulièrement éprouvant. Juin a été le mois de juin le plus chaud jamais observé en France, tandis que juillet 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais enregistré dans le pays, tous mois confondus. La France a également connu trois longues vagues de chaleur nationales depuis le mois de juin, dont la dernière s’est prolongée du 28 juillet au 19 août.
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Un nouveau coup de chaud attendu dès la fin de semaine
Après un début de semaine relativement classique pour une rentrée de septembre, le changement devrait devenir beaucoup plus sensible à partir de jeudi 3 septembre. Un contexte plus anticyclonique va progressivement s’installer, permettant au soleil de reprendre l’avantage sur une grande partie du territoire et au thermomètre de repartir franchement à la hausse.
Dans le Sud, la chaleur est déjà bien présente. Elle devrait toutefois gagner en intensité jeudi et vendredi. Des températures supérieures à 35 °C sont possibles localement dans le Languedoc dès jeudi, avant que les très fortes chaleurs ne s’étendent davantage vers le Sud-Ouest et la vallée du Rhône vendredi.
Le phénomène pourrait culminer pendant le week-end des 5 et 6 septembre 2026. Météo-France envisage désormais des températures supérieures à 30 °C jusque dans certaines régions de la moitié nord, tandis que la moitié sud pourrait connaître des valeurs supérieures à 35 °C.
Certains scénarios météorologiques ont même envisagé ces derniers jours des pointes nettement plus élevées dans le Sud-Ouest. À cette échéance, mieux vaut toutefois rester prudent : l’intensité exacte de cette remontée chaude et surtout sa durée peuvent encore évoluer. La tendance à un week-end très estival paraît beaucoup plus solide que l’hypothèse d’une chaleur extrême durable.
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Dépasser 35 °C ne signifie pas forcément qu’il y a une canicule
C’est une confusion très fréquente dès que le mercure s’envole : 35 °C ne signifie pas automatiquement canicule. Un pic de chaleur spectaculaire pendant quelques heures et une véritable canicule sont deux situations différentes.
Pour qu’un département soit placé en vigilance orange pour canicule, il faut généralement observer une chaleur intense pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs, avec des températures suffisamment élevées pour présenter un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée.
Les seuils ne sont d’ailleurs pas exactement identiques partout en France. Une température nocturne ou diurne considérée comme exceptionnellement élevée dans une région du nord du pays ne sera pas nécessairement inhabituelle dans le Sud-Est. Les caractéristiques climatiques locales, les températures maximales, les minimales nocturnes et la durée de l’épisode sont donc étudiées ensemble.
C’est justement le principal point d’interrogation concernant ce début septembre. Les après-midi pourraient devenir franchement chauds, voire très chauds dans le Sud, mais il faudra également regarder ce qui se passe la nuit. Si les températures redescendent suffisamment et si le pic chaud reste bref, on pourra parler de fortes chaleurs ou d’un pic de chaleur sans nécessairement atteindre les critères d’une nouvelle canicule.
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Une canicule est tout à fait possible au mois de septembre
Si la date peut surprendre, une canicule en septembre n’a rien d’impossible. Le dispositif habituel de Vigilance canicule de Météo-France fonctionne d’ailleurs chaque année du 1er juin au 15 septembre et cette période peut être prolongée lorsque la situation météorologique le nécessite.
L’exemple le plus spectaculaire reste celui de septembre 2023. Entre le 3 et le 11 septembre, la France avait traversé un épisode de chaleur totalement inédit à cette période de l’année. Pendant neuf jours, la température moyenne nationale était restée environ 4 à 6 °C au-dessus des normales saisonnières.
La barre des 30 °C avait alors été dépassée de façon extrêmement fréquente sur une grande partie du territoire. Certaines régions, notamment l’Île-de-France, la Normandie ou la Bretagne, avaient même enregistré des températures plus élevées que celles observées pendant l’été météorologique précédent.
Particularité intéressante : cet épisode n’avait pas atteint les critères d’une vague de chaleur nationale, même si les seuils avaient été approchés. Plusieurs régions avaient en revanche connu leur propre vague de chaleur et, pour la première fois depuis la création du dispositif, une vigilance orange canicule avait été déclenchée au mois de septembre. Quatorze départements du Centre et du Bassin parisien avaient été concernés.
L’histoire météorologique montre également que les coups de chaud de septembre ne sont pas nouveaux. Des épisodes marquants avaient déjà été observés en 1949, 1987, 2016, 2020 ou encore 2022. Ce qui change progressivement, c’est leur fréquence, leur intensité et leur capacité à se prolonger tard dans la saison.
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Des vagues de chaleur de plus en plus précoces et tardives
Le contexte de 2026 rend évidemment cette nouvelle hausse des températures particulièrement notable. La France vient de traverser un été jalonné de records de chaleur. La troisième vague de chaleur nationale de l’année, entre le 28 juillet et le 19 août, a duré 23 jours. Elle égale ainsi la vague de juillet 1983, jusqu’ici référence parmi les épisodes les plus longs enregistrés dans le pays.
Au total, 54 vagues de chaleur nationales ont été recensées en France depuis 1947. Seulement 17 avaient eu lieu avant l’année 2000, contre 37 depuis le début du XXIe siècle. Cette accélération illustre une tendance désormais clairement observée : avec le changement climatique, les épisodes chauds deviennent plus fréquents, plus intenses, mais aussi susceptibles de débuter plus tôt au printemps et de se terminer plus tard à l’automne.
Météo-France estime ainsi que la période durant laquelle des vagues de chaleur peuvent se produire pourrait progressivement s’étendre, à mesure que le climat se réchauffe. À la fin du siècle, des épisodes pourraient devenir possibles de la fin du mois de mai jusqu’au début du mois d’octobre si le réchauffement se poursuit fortement.
Autrement dit, le passage du 31 août au 1er septembre ne constitue évidemment aucune frontière météorologique. L’été météorologique est terminé sur le calendrier, mais les masses d’air chaud venues du sud peuvent toujours remonter sur la France lorsqu’une configuration atmosphérique favorable se met en place.
Pour ce début septembre 2026, le scénario le plus probable reste donc celui d’une nette poussée de chaleur en fin de semaine, particulièrement marquée dans la moitié sud. En revanche, il faudra attendre de connaître précisément sa durée et surtout les températures nocturnes avant de pouvoir parler d’une nouvelle canicule.
Après un été déjà exceptionnel, une chose semble en tout cas acquise : les pulls de rentrée peuvent encore rester quelques jours au fond de l’armoire dans une bonne partie de la France.
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