La réaction n’a pas tardé. Après les propos de François Hollande sur sa préparation en vue de 2027, Éric Coquerel a été interrogé sur cette possible nouvelle ambition présidentielle. Et le député LFI n’a pas semblé surpris. Au contraire, il a expliqué qu’il s’y attendait, avant de replacer l’ancien président dans une catégorie politique qu’il critique vivement.

Pour Éric Coquerel, l’hypothèse d’une candidature de François Hollande ne bouleverse pas le paysage. Elle confirme plutôt, selon lui, l’existence d’un espace de centre gauche où pourraient aussi apparaître d’autres figures, dont Raphaël Glucksmann. Derrière cette réaction, c’est toute la tension entre La France insoumise et la gauche sociale-démocrate qui ressurgit.
Le président LFI de la Commission des finances a notamment évoqué l’idée d’un embouteillage du côté d’une gauche qu’il qualifie d’accompagnement sociale-libérale. La formule est politique, mais elle vise très clairement l’héritage de François Hollande. Pour les Insoumis, l’ancien président reste associé à une ligne de gouvernement jugée trop proche du centre, trop compatible avec les logiques économiques combattues par LFI.
Cette critique n’est pas nouvelle, mais elle prend une résonance particulière à l’approche de 2027. Chaque candidature potentielle à gauche relance la même question : faut-il partir rassemblé ou assumer plusieurs lignes concurrentes ? Avec le retour possible de François Hollande, cette interrogation devient encore plus brûlante.
Le tacle d’Éric Coquerel montre aussi que l’ancien président n’aurait pas seulement à convaincre les électeurs. Il devrait d’abord affronter une partie de son propre camp politique. Car à gauche, son nom réveille autant de souvenirs que de divisions. Son quinquennat, son renoncement en 2017 et sa relation compliquée avec les différentes familles progressistes restent dans toutes les mémoires.
Face à lui, Raphaël Glucksmann pourrait représenter une autre option pour les électeurs sociaux-démocrates et pro-européens. Mais cette hypothèse ne règle pas la fracture avec LFI. Pour Éric Coquerel, le problème n’est pas seulement la personne de François Hollande. C’est toute une orientation politique qu’il juge incapable de répondre à l’attente d’alternance.
Cette séquence révèle donc une chose : la présidentielle 2027 a déjà commencé dans les mots. François Hollande affirme se préparer, Valérie Trierweiler rappelle qu’il n’a pas annoncé sa candidature, et Éric Coquerel prépare déjà la riposte politique. Le scrutin n’est pas encore lancé officiellement, mais la bataille des récits, elle, est bien ouverte.
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