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"Elle est en fin de règne" : Nathalie Saint-Cricq sur le départ après sa suspension à France 2 ?

02 avril 2026 - 13 : 15
par Mylène Après une polémique en direct, Nathalie Saint-Cricq est suspendue par France 2. Son avenir dans le service public est-il menacé ? Analyse complète.

La polémique a éclaté en quelques secondes, mais ses conséquences pourraient être durables. Depuis la suspension de Nathalie Saint-Cricq après un commentaire capté par un micro resté ouvert, une question s’impose désormais dans les coulisses de France Télévisions : la journaliste est-elle en train de vivre ses derniers mois à l’antenne ?

Elle est en fin de règne : Nathalie Saint-Cricq sur le départ après sa suspension à France 2 ?

Entre sanction officielle, critiques internes et transmission générationnelle déjà amorcée, cet épisode pourrait bien marquer un tournant dans une carrière longue de plus de trois décennies.

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Une polémique déclenchée par un micro resté ouvert

Tout est parti d’un moment d’inattention lors d’une soirée électorale pourtant très encadrée. Le 15 mars, sur franceinfo, alors que la journaliste Myriam Encaoua s’apprêtait à introduire l’homme politique Éric Ciotti, une voix en coulisses lâche un commentaire : « Alias Benito ». Une référence explicite à Benito Mussolini, immédiatement interprétée comme une comparaison polémique.

Très vite, la séquence est repérée, relayée et commentée massivement sur les réseaux sociaux. Dans un contexte politique déjà sensible, la phrase prend une ampleur considérable, alimentant les critiques sur la neutralité du service public. Quelques heures plus tard, Nathalie Saint-Cricq reconnaît être à l’origine des propos. En direct, elle présente ses excuses, évoquant un « manque de discernement » et des propos « inappropriés ». Une réaction rapide, mais insuffisante pour calmer la polémique.

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Une sanction rare au sein de France Télévisions

Face à l’ampleur de la controverse, la direction de France Télévisions n’a pas tardé à réagir. En accord avec sa présidente Delphine Ernotte et le directeur de l’information Philippe Corbé, une décision est prise : suspendre la journaliste pendant une semaine. Cette sanction n’est pas anodine. Elle intervient au moment clé du second tour des municipales, une période stratégique pour les équipes politiques.

L’absence de Nathalie Saint-Cricq, figure historique de l’éditorial politique, marque un signal fort envoyé par la direction. Dans un groupe régulièrement accusé de biais politiques, notamment par certains responsables comme Éric Ciotti, cette réaction rapide vise aussi à préserver l’image d’impartialité du service public. D’autant qu’une commission d’enquête parlementaire s’intéresse actuellement à la neutralité des médias publics.

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Une journaliste au cœur des critiques depuis plusieurs années

Ce n’est pas la première fois que Nathalie Saint-Cricq se retrouve au centre d’une polémique. En 2023 déjà, certaines de ses prises de position sur la réforme des retraites ou sur Marine Le Pen avaient suscité des réactions vives. À l’époque, plusieurs signalements avaient été adressés à l’Arcom, sans conséquence notable.

Mais ces épisodes ont contribué à installer une forme de vigilance accrue autour de ses interventions à l’antenne. Ces derniers mois, un autre élément a attiré l’attention : la raréfaction de ses éditoriaux sur France 2. Moins présente, la journaliste semblait déjà amorcer une forme de retrait progressif, laissant davantage de place à une nouvelle génération de commentateurs politiques.

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Une “fin de règne” évoquée en interne

Dans les couloirs de France Télévisions, les réactions oscillent entre soutien et lassitude. Certains collègues défendent une journaliste expérimentée, connue pour son ton direct et son humour parfois piquant. D’autres évoquent une fatigue face à des prises de parole jugées de plus en plus risquées.

Une phrase revient avec insistance : « Elle est en fin de règne ». Une formule lourde de sens, qui traduit à la fois la longévité exceptionnelle de Nathalie Saint-Cricq et le sentiment qu’un cycle touche à sa fin. Après plus de 35 ans de carrière au sein du service public, elle incarne une génération de journalistes politiques dont les codes évoluent difficilement face aux nouvelles attentes du public et à la pression permanente des réseaux sociaux.

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Benjamin Duhamel, symbole d’une relève déjà en marche

Dans ce contexte, un autre nom s’impose progressivement : celui de Benjamin Duhamel, fils de Nathalie Saint-Cricq et journaliste à France Inter. De plus en plus présent lors des grandes soirées électorales sur France 2, il apparaît comme un visage montant de l’analyse politique. Cette situation nourrit l’idée d’un passage de témoin quasi naturel.

En interne, certains évoquent même une continuité familiale au sein du groupe, résumée par une formule : « Il y aura toujours un Duhamel sur France Télé. » Si cette transition peut sembler fluide, elle pose aussi la question de l’évolution des pratiques journalistiques. Là où Nathalie Saint-Cricq s’appuie sur une expérience et une liberté de ton forgées sur plusieurs décennies, la nouvelle génération privilégie souvent une approche plus cadrée et plus neutre.

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Une journaliste lucide sur sa situation

De son côté, Nathalie Saint-Cricq ne semble pas nier la gravité de l’incident. Elle reconnaît avoir « payé le prix de l’humour con », une formule qui traduit à la fois une forme d’autodérision et une prise de conscience. Dans un entretien récent, elle confie également sa crainte de « chuter en fin de carrière ».

Une inquiétude compréhensible pour une journaliste dont la trajectoire a longtemps été associée à une certaine autorité dans le paysage médiatique français. Mais loin de s’accrocher à tout prix, elle adopte une posture plutôt détachée. « Mourir sur scène, très peu pour moi », déclare-t-elle, refusant l’idée de prolonger sa présence à l’antenne à tout prix.

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Une reconversion déjà en préparation

Cette prise de distance s’accompagne de projets concrets. Le 10 avril, Nathalie Saint-Cricq publiera un thriller psychologique intitulé La Petite Mère. En parallèle, elle travaille sur une pièce de théâtre comique.

Ces projets témoignent d’une volonté de se réinventer au-delà du journalisme politique. L’écriture apparaît comme une nouvelle voie, permettant de conserver son goût pour les mots tout en s’éloignant de la pression médiatique quotidienne. Cette transition pourrait ainsi s’inscrire dans une logique choisie plutôt que subie, même si le contexte actuel accélère sans doute le calendrier.

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Une affaire révélatrice des tensions dans les médias publics

Au-delà du cas individuel de Nathalie Saint-Cricq, cette affaire met en lumière des enjeux plus larges. Elle illustre la difficulté pour les journalistes politiques de conjuguer liberté de ton et exigence de neutralité dans un environnement de plus en plus scruté. Elle révèle aussi la pression croissante exercée sur les médias publics, sommés de prouver leur impartialité dans un climat politique tendu.

Chaque mot, chaque séquence peut désormais devenir viral et déclencher une polémique nationale. Enfin, elle pose la question du renouvellement des figures médiatiques. Entre héritage et modernisation, France Télévisions semble engagée dans une transition délicate, où l’équilibre entre expérience et renouveau reste à trouver.

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Un tournant décisif pour la suite de sa carrière

La suspension de Nathalie Saint-Cricq ne constitue peut-être pas une fin en soi, mais elle marque incontestablement un moment charnière. Entre critiques récurrentes, présence à l’antenne en recul et relève déjà en place, tous les signaux convergent vers une évolution imminente.

Reste à savoir si cette transition se fera progressivement ou de manière plus brutale. Une chose est certaine : cet épisode restera comme l’un des moments les plus marquants de la fin de carrière d’une figure emblématique du journalisme politique français. Et au-delà du cas individuel, il pourrait bien symboliser la fin d’une époque dans les médias publics.

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Mylène
Je suis Mylène, blogueuse, beauty addict, Rédactrice en Chef du webzine So Busy Girls et maman de 2 petits bouts. Et fana de chocolat. Et de bons polars. On avait dit "courte description" ?! Ah oui, j'ai oublié de dire que j'étais très (très très) bavarde...!