Dans cette affaire, ce sont deux notions précises qui ont pesé lourd dans la balance : l’accumulation et la réitération des erreurs. Un ancien secrétaire général adjoint de la Région Île-de-France contestait son licenciement et réclamait 200 000 euros. Mais la cour administrative d’appel de Paris a tranché en faveur de l’institution dirigée par Valérie Pécresse.

L’homme avait été licencié en juillet 2020 pour insuffisance professionnelle, après dix ans en poste. Estimant cette décision injustifiée, il avait engagé une procédure afin d’obtenir réparation. Il affirmait notamment que son licenciement reposait sur une erreur d’appréciation de sa hiérarchie.
Mais les juges ont examiné les faits en détail. Ils se sont appuyés sur un rapport interne qui recense de nombreux dysfonctionnements sur plusieurs années. Parmi eux, des erreurs dans la transmission de délibérations, des oublis et la diffusion de documents incorrects. Pour la cour, ces faits ne peuvent être considérés comme isolés. Ils s’inscrivent dans une répétition sur la durée, malgré les remarques formulées par la hiérarchie. Cette absence d’amélioration a été déterminante dans la décision.
Les magistrats ont estimé que ces défaillances traduisent un manque de rigueur et d’autonomie incompatible avec les responsabilités confiées. Ils ont également souligné que ces manquements avaient perturbé le fonctionnement du service. Face à ces éléments, la justice a jugé que le licenciement était justifié. La demande d’indemnisation de 200 000 euros a donc été rejetée dans son intégralité.
Cette décision rappelle que dans les fonctions administratives à responsabilité, la régularité et la fiabilité sont essentielles. Les erreurs répétées peuvent avoir des conséquences importantes, notamment lorsqu’elles impactent le fonctionnement d’une institution. Pour Valérie Pécresse et la Région Île-de-France, cette issue constitue une validation claire de leur position. Elle vient clore un dossier marqué par plusieurs années de procédure.
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