Dans le petit village de Pré-Saint-Évroult, une situation peu commune attire tous les regards. À seulement 19 ans, Brian Pellerin devient maire, entouré d’une équipe municipale où figurent… ses propres parents. Son père occupe le poste de deuxième adjoint, tandis que sa mère est conseillère municipale, une configuration familiale assumée par le jeune élu.

Tout commence après un refus du maire sortant, Joël Lamy, qui ne souhaite pas l’intégrer à sa liste. Ce rejet pousse Brian Pellerin à construire son propre projet. Rapidement confronté à la difficulté de constituer une équipe complète, il se tourne vers ses proches, qui acceptent de s’engager à ses côtés.
Cette organisation pourrait susciter des interrogations, mais elle est clairement assumée. Le jeune maire insiste sur la distinction entre sa vie privée et son rôle public, expliquant qu’il traitera ses parents comme n’importe quels élus, en respectant les règles et les fonctions de chacun. Une position qui vise à rassurer sur le fonctionnement institutionnel.
Sur le terrain, cette proximité devient un atout. Les habitants connaissent déjà les membres de la famille, ce qui crée un climat de confiance. La campagne menée par Brian Pellerin met en avant des valeurs de transparence et de communication, en réponse aux attentes exprimées dans le village.
Le 15 mars 2026, cette stratégie porte ses fruits. Avec 59,91 % des voix, il est élu dès le premier tour. Une victoire qui dépasse le simple résultat électoral et qui met en lumière une manière différente de s’engager en politique locale, plus proche, plus directe, et profondément ancrée dans la réalité du terrain.
Découvrez maintenant Présidentielle 2027 : un nouveau sondage attribue 35 % pour Bardella et place Glucksmann devant Mélenchon et Indemnités, avantages, réforme : ce que gagnent réellement les maires et leurs adjoints.
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