Au lendemain de la défaite de Rachida Dati à l’élection municipale parisienne face à Emmanuel Grégoire, Patrick Cohen a livré, sur France Inter, une chronique particulièrement sévère, dans laquelle il ne s’est pas limité au score final. Le journaliste a aussi insisté sur les soutiens dont aurait bénéficié la candidate tout au long de sa campagne, en employant des termes extrêmement précis qui ont immédiatement retenu l’attention.

Dans cette intervention, Patrick Cohen a d’abord qualifié l’échec de Rachida Dati de « Pire qu’une bérézina, une humiliation ». Mais il a surtout développé une analyse beaucoup plus large sur les conditions dans lesquelles, selon lui, la campagne de l’ancienne ministre s’est déroulée. Il a ainsi déclaré : « Pas seulement pour Rachida Dati, mais pour son premier supporter, le président de la République qui lui a offert un poste ministériel, une nouvelle loi électorale sur mesure, un maintien au gouvernement jusqu’à trois semaines de l’élection, des coups de pouce pour décourager ses concurrents, puis pour lui dégager la piste au lendemain du premier tour et qui a fermé les yeux sur ses affaires judiciaires, ses comportements problématiques, menaces, intimidations, attaques personnes et refus de débat ».
Patrick Cohen a ensuite ajouté un autre élément très commenté : « Elle n’a d’ailleurs pas mis un pied à France Inter pendant la campagne ». Une remarque qui s’inscrit dans une critique plus générale de la stratégie politique et médiatique de Rachida Dati pendant cette séquence électorale.
Mais c’est la fin de sa chronique qui a particulièrement marqué les auditeurs, avec une formule très construite, cette fois centrée sur les relais dont la candidate aurait bénéficié. Patrick Cohen a en effet conclu en disant : « Avec le soutien militant des médias Bolloré et la complicité objective de l’Insoumise Sophia Chikirou, je crois bien que jamais autant de fées ne s’étaient penchées sur le berceau d’une candidature municipale, ce qui fait de sa raclée une sorte de cas d’école d’aveuglement politique ».
Cette citation, parce qu’elle désigne nommément à la fois les médias Bolloré et Sophia Chikirou, donne à sa charge une portée bien plus large qu’un simple commentaire post-électoral. Elle replace la défaite de Rachida Dati dans un récit politique global, où se mêlent stratégie, soutiens, exposition médiatique et erreurs d’appréciation.
Avec 50,52 % des voix pour Emmanuel Grégoire contre 41,52 % pour Rachida Dati, le résultat du second tour était déjà net. Mais avec cette prise de parole de Patrick Cohen, c’est toute la mécanique de cette campagne parisienne qui s’est retrouvée disséquée mot par mot, avec une dureté rare.
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