Sarah Knafo a pris la parole avec une fermeté inhabituelle pour répondre aux accusations lancées par Emmanuel Grégoire dans le cadre des municipales à Paris, et son message est sans ambiguïté. Invitée sur BFM-TV et RMC, la candidate a dénoncé ce qu’elle qualifie clairement de « mensonge », visant directement les propos du représentant de la gauche hors LFI qui affirmait qu’Emmanuel Macron serait intervenu pour influencer son retrait du second tour.

Face à ces accusations, Sarah Knafo n’a pas seulement démenti, elle a choisi de retourner l’argument en posant une hypothèse très claire : « Si quelqu’un avait voulu peut-être me faire douter de me désister, ce serait si Emmanuel Macron avait osé m’appeler pour me demander une chose pareille ». Une déclaration qui laisse peu de place à l’interprétation et qui vise à couper court à toute spéculation sur un éventuel rôle de l’Élysée dans cette décision politique majeure.
Dans son intervention, Sarah Knafo insiste également sur son autonomie politique et sur la cohérence de sa ligne. Elle rappelle que dès l’annonce de sa candidature, elle avait affirmé publiquement qu’elle ne ferait « jamais perdre la droite » et qu’elle ferait « tout pour battre la gauche ». Pour elle, cette position n’a jamais varié, et son retrait s’inscrit dans cette logique. Elle évoque même son « sens des responsabilités », soulignant que sa décision relève d’un choix personnel et assumé, et non d’une pression extérieure.
Mais c’est surtout lorsqu’elle désigne un autre responsable que le ton change encore. À la question de savoir qui aurait pu la pousser à se retirer, Sarah Knafo répond sans détour : « C’est Emmanuel Grégoire. C’est lui, c’est son bilan ». Une attaque directe qui déplace le débat vers le terrain local, en mettant en cause l’action municipale et en suggérant que le contexte politique parisien a davantage pesé que toute intervention nationale.
Elle ajoute par ailleurs qu’Emmanuel Macron « n’a contacté ou fait contacter aucun de ses proches », fermant ainsi définitivement la porte à l’idée d’une pression indirecte. Cette précision vise à contrer non seulement les accusations directes, mais aussi les hypothèses plus discrètes d’interventions en coulisses.
Enfin, Sarah Knafo évoque un échange avec Rachida Dati, qui l’aurait contactée avant l’officialisation de son retrait. Elle rapporte que la candidate aurait mentionné qu’Édouard Philippe « a posé un véto » à une alliance entre leurs listes. Une information qu’elle nuance immédiatement, précisant que Rachida Dati n’a jamais affirmé qu’une alliance aurait été conclue sans ce veto : « Dieu seul le sait ».
Dans un contexte politique déjà tendu, cette prise de parole vient clarifier sa position tout en alimentant les tensions entre les différents acteurs de cette campagne parisienne, où chaque déclaration semble désormais peser lourd dans la perception des électeurs.
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