À Menton, une question circule désormais dans toutes les conversations politiques : et si Louis Sarkozy devenait finalement maire ? Derrière cette hypothèse, la récente fusion entre sa liste et celle de Sandra Paire suscite de nombreuses interrogations, alimentées par un contexte judiciaire particulièrement sensible.

Arrivé en troisième position au premier tour avec 18,01 % des voix, Louis Sarkozy semblait initialement en difficulté face à Alexandra Masson et Sandra Paire. Pourtant, en s’alliant avec cette dernière, il se retrouve aujourd’hui au cœur du jeu politique local. Une situation qui intrigue d’autant plus que cette alliance intervient après une campagne marquée par des tensions très fortes entre les deux camps.
Mais ce qui alimente surtout les spéculations, c’est la situation judiciaire de Sandra Paire. Condamnée en appel à deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts, elle attend désormais la décision de la Cour de cassation. Si cette condamnation était confirmée, elle pourrait être contrainte de quitter ses fonctions. Dans ce cas, un scénario se dessine : Louis Sarkozy, devenu son adjoint grâce à la fusion des listes, pourrait prendre sa place à la tête de la mairie. Une perspective qui, pour certains, n’a rien d’un hasard.
Lors d’un débat organisé à Menton, une journaliste a posé la question de manière directe. Cet accord entre Sandra Paire et Louis Sarkozy inclut-il une telle éventualité ? La réponse de la candidate a été pour le moins floue, évitant soigneusement de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse. Dans la ville, les réactions ne se font pas attendre. Certains habitants évoquent une stratégie politique habile, d’autres parlent d’un “deal” implicite. Le manque de clarté autour de cette alliance contribue à renforcer le climat de suspicion.
De son côté, Alexandra Masson ne manque pas de dénoncer cette situation, qualifiant cette union de “mariage de la carpe et du lapin”. Une critique qui trouve un écho chez une partie des électeurs, déjà déboussolés par les revirements de la campagne. À quelques jours du second tour, cette affaire pourrait bien peser lourd dans les urnes. Car au-delà des alliances et des calculs politiques, c’est la confiance des électeurs qui est en jeu. Et à Menton, elle semble aujourd’hui plus fragile que jamais.
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