Le débat entre Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou a été marqué par une séquence particulièrement tendue autour d’une accusation directe portée par le candidat socialiste. Emmanuel Grégoire a évoqué un rapprochement entre la candidate de droite et du centre et l’extrême droite, en lien avec le retrait de Sarah Knafo, candidate de Reconquête !, relançant une polémique déjà présente dans la campagne.

Face à cette accusation, Rachida Dati a réagi immédiatement en contestant fermement toute idée d’accord politique. Elle a rejeté l’existence de tout « accord secret » avec Sarah Knafo, affirmant mener une campagne indépendante et assumant ses positions sans compromis avec d’autres formations politiques. Cette réponse s’inscrit dans une stratégie de clarification, visant à couper court à toute tentative de la relier à une alliance électorale.
Emmanuel Grégoire, de son côté, a utilisé cet argument pour renforcer sa ligne de « vote utile », en présentant sa candidature comme le seul rempart contre une prise de pouvoir de la droite à Paris. En évoquant ce retrait, il cherchait à démontrer une convergence d’intérêts entre certaines candidatures, sans toutefois apporter d’élément concret sur un éventuel accord formel.
Rachida Dati a alors recentré le débat sur les enjeux municipaux, en attaquant directement le bilan de son adversaire socialiste. Elle a rappelé à plusieurs reprises qu’Emmanuel Grégoire avait été premier adjoint d’Anne Hidalgo entre 2018 et 2024, et qu’il devait, selon elle, assumer les décisions prises durant cette période, notamment sur des sujets sensibles comme le périscolaire.
Dans cet échange, Sophia Chikirou n’est pas restée en retrait. Si elle n’a pas pris part directement à cette controverse sur Sarah Knafo, elle a poursuivi sa propre stratégie en mettant en cause le bilan d’Emmanuel Grégoire, tout en tentant de s’imposer comme une alternative à gauche.
Cette séquence a illustré un moment clé du débat, où les enjeux politiques nationaux et les accusations de rapprochement ont brièvement pris le pas sur les thématiques locales. Elle révèle aussi la volonté d’Emmanuel Grégoire de structurer le débat autour d’un affrontement avec Rachida Dati, et la nécessité pour cette dernière de répondre rapidement pour éviter toute ambiguïté.
Dans une campagne marquée par une forte concurrence et des équilibres fragiles, cette confrontation autour de Sarah Knafo a mis en lumière les stratégies des candidats pour mobiliser leurs électorats respectifs, tout en tentant de fragiliser leurs adversaires.
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