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“Zones de non-droit”, “ville ghetto” : les mots très forts de Rachida Dati qui électrisent la campagne à Paris

18 mars 2026 - 14 : 10
par Laura Rachida Dati multiplie les déclarations fortes sur la sécurité, le logement social et les zones de non-droit à Paris, dans une prise de parole très marquée.

Rachida Dati a marqué les esprits par des déclarations particulièrement fortes sur la situation de Paris, en évoquant des “zones de non-droit” et des “zones séparatistes” dans certaines parties de la capitale. Lors de son intervention sur CNews et Europe 1, la candidate Les Républicains a décrit des territoires situés notamment dans le nord et l’est de la ville, où elle estime que l’autorité de la République serait fragilisée.

Zones de non-droit, ville ghetto : les mots très forts de Rachida Dati qui électrisent la campagne à Paris

Elle affirme que ces zones auraient déjà fait sécession, non seulement avec Paris, mais avec la République elle-même, une formulation qui souligne la gravité du constat qu’elle souhaite porter dans le débat public.

Dans le même temps, Rachida Dati critique la politique de logement social défendue par Emmanuel Grégoire, qui vise à atteindre 40 % de logements sociaux dans la capitale. Elle considère que cette orientation conduirait à une polarisation accrue de la ville et à la création de quartiers homogènes sur le plan social. Elle utilise des termes comme “ville ghetto” pour alerter sur les risques qu’elle associe à cette stratégie, estimant qu’elle pourrait accentuer les fractures existantes plutôt que les réduire.

La candidate LR met en avant une autre vision du logement, qu’elle souhaite orienter davantage vers les travailleurs et les classes moyennes. Elle défend une approche qu’elle présente comme plus équilibrée, visant à maintenir une mixité sociale réelle tout en répondant aux besoins des habitants. Cette position s’inscrit dans une critique plus globale de la gestion actuelle, qu’elle accuse de manquer de cohérence et de résultats concrets.

Rachida Dati aborde également la question de l’hébergement d’urgence, en affirmant que celui-ci serait occupé à 50 % par des sans-papiers, dont une majorité sous OQTF. Elle considère que cette situation révèle un détournement du dispositif initial, qui devrait selon elle être recentré sur les publics prioritaires. Cette déclaration s’inscrit dans une volonté de remettre à plat certaines politiques sociales, en les rendant plus ciblées et plus efficaces.

Au-delà de ces sujets, elle insiste sur la nécessité de restaurer la sécurité et la propreté à Paris, deux thèmes qu’elle place au cœur de son projet. Elle évoque une délinquance qui “explose” et une ville qu’elle juge de plus en plus sale, des constats qu’elle relie directement aux choix politiques de la majorité actuelle. Elle promet des actions rapides et visibles pour inverser cette tendance, en mettant en avant une approche qu’elle veut plus ferme et plus pragmatique.

Enfin, Rachida Dati assume des points de convergence avec les électeurs de Sarah Knafo, notamment sur les questions de sécurité, de dépenses publiques et de lutte contre le clientélisme. Elle affirme les rencontrer régulièrement et les écouter, dans une démarche qu’elle présente comme ouverte et pragmatique. Cette stratégie vise à élargir sa base électorale en s’adressant à des publics qui ne se reconnaissent pas forcément dans les partis traditionnels.

Avec ces prises de position, Rachida Dati impose un ton très direct et une vision tranchée de la situation parisienne. Ses déclarations contribuent à structurer le débat autour de questions sensibles, tout en renforçant son image de candidate déterminée à rompre avec la gestion actuelle.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !