En déplacement à Billy-Montigny pour soutenir les candidats du Rassemblement national, Marine Le Pen a commenté les alliances conclues entre le Parti socialiste et La France insoumise dans plusieurs villes à l’occasion du second tour des élections municipales.

Elle a déclaré qu’“une grande partie” des socialistes ayant participé à ces accords partageaient “les mêmes options” que LFI. Cette prise de position intervient dans un contexte où les alliances entre formations de gauche se multiplient pour renforcer les chances de succès électoral.
Marine Le Pen a également précisé son analyse des motivations de ces rapprochements. Selon elle, il ne s’agit pas uniquement d’un calcul électoral. “Je ne crois pas que ce soit exclusivement la recherche du plat de lentilles (…) Je pense que, fondamentalement, ils pensent la même chose”, a-t-elle affirmé, évoquant des convergences d’idées entre les deux formations. Elle a par ailleurs interrogé l’évolution de la gauche française. “La vraie question, c’est : existe-t-il encore une gauche qui ne soit pas d’extrême gauche ? J’en doute”, a-t-elle déclaré, formulant ainsi son point de vue sur le positionnement du Parti socialiste.
Interrogée sur la stratégie du Rassemblement national, Marine Le Pen a indiqué qu’il existait “une petite dizaine de communes” où des fusions de listes avaient été conclues avec des candidats de droite. Elle a précisé que ces alliances pouvaient permettre des victoires lors du second tour. Ces déclarations s’inscrivent dans une phase de campagne marquée par des recompositions locales, où les alliances entre partis jouent un rôle déterminant dans l’issue des élections municipales.
Découvrez maintenant Municipales à Paris : combien gagnera le prochain maire ? Le salaire exact révélé.
Lire aussi : Indemnités, avantages, réforme : ce que gagnent réellement les maires et leurs adjoints et Municipales à Paris : des bulletins de vote inversés signalés dans plusieurs arrondissements par LFI