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"Je ne me retrouve ni d’un côté ni de l’autre" : Bruno Retailleau lâche une phrase choc et laisse Christian Estrosi et Éric Ciotti face à leur destin

18 mars 2026 - 10 : 50
par Laura Bruno Retailleau refuse de soutenir Christian Estrosi ou Éric Ciotti à Nice et renvoie les électeurs à leur choix. Une prise de position qui bouleverse la campagne.

À quelques jours d’un scrutin décisif à Nice, une déclaration inattendue de Bruno Retailleau a jeté un froid dans les rangs de la droite. Invité à s’exprimer sur la rivalité entre Christian Estrosi, maire sortant soutenu par Horizons, et Éric Ciotti, désormais engagé dans une stratégie distincte avec l’UDR et des alliances avec le Rassemblement national, le président des Républicains a choisi une position aussi rare que lourde de sens : ne pas trancher. Une neutralité assumée, formulée sans détour, qui a immédiatement fait réagir l’ensemble de la classe politique locale.

Je ne me retrouve ni d’un côté ni de l’autre : Bruno Retailleau lâche une phrase choc et laisse Christian Estrosi et Éric Ciotti face à leur destinl

En affirmant qu’il ne se reconnaît “ni d’un côté ni de l’autre”, Bruno Retailleau envoie un signal fort : la fracture au sein de la droite niçoise est désormais trop profonde pour être arbitrée depuis Paris. Une situation d’autant plus frappante que Christian Estrosi, longtemps figure incontournable de la droite locale, bénéficie encore de soutiens issus des Républicains, même si sa stratégie d’ouverture vers d’autres sensibilités politiques suscite de vives critiques.

Face à lui, Éric Ciotti incarne une ligne plus dure, assumant des alliances controversées mais cherchant à capter un électorat en quête de clarté idéologique. Entre ces deux visions, Retailleau refuse de s’ériger en juge. Il préfère renvoyer la responsabilité du choix aux électeurs niçois, estimant que la campagne actuelle est devenue “délétère”. Un terme lourd, qui traduit un malaise profond face aux tensions et aux accusations mutuelles qui ont marqué cette confrontation.

Cette posture de retrait n’est pas anodine. Elle témoigne d’un parti Les Républicains en difficulté pour maintenir une ligne cohérente dans certaines grandes villes. Nice devient ainsi un symbole des recompositions politiques à droite, où les alliances traditionnelles volent en éclats et où les rivalités personnelles prennent parfois le dessus sur les stratégies collectives.

Pour Christian Estrosi, cette absence de soutien explicite est un coup dur. Lui qui pouvait espérer un appui clair du président de LR doit désormais mener campagne sans cette caution nationale. De son côté, Éric Ciotti peut y voir une opportunité : en l’absence de consigne officielle, chaque camp devra convaincre directement les électeurs, sans pouvoir s’appuyer sur une légitimité imposée d’en haut.

Dans les rues de Nice, cette situation alimente les discussions. Les électeurs se retrouvent face à un choix plus ouvert que prévu, sans orientation claire de la part d’un parti historiquement structurant. Certains y voient une forme de respect démocratique, d’autres une incapacité à trancher dans un moment clé. Ce qui est certain, c’est que la déclaration de Bruno Retailleau marque un tournant. En refusant de choisir, il transforme un duel déjà tendu en véritable test politique. À Nice, plus que jamais, ce sont les urnes qui auront le dernier mot. Et dans ce contexte, chaque voix pourrait bien peser plus lourd que jamais.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !