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Alliance contestée à Paris : un ancien pilier d’En Marche s’oppose frontalement au soutien à Rachida Dati

18 mars 2026 - 22 : 00
par Laura À Paris, Philippe Grangeon critique la fusion entre les listes Bournazel et Dati et annonce son vote pour Emmanuel Grégoire au second tour.

La recomposition politique à Paris ne fait pas l’unanimité, y compris parmi ceux qui ont contribué à bâtir la majorité présidentielle. Philippe Grangeon, cofondateur d’En Marche ! et ancien conseiller spécial d’Emmanuel Macron, a exprimé son opposition à la fusion entre la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel et celle conduite par Rachida Dati. Une position qui met en lumière les tensions suscitées par cette alliance entre les deux tours.

Alliance contestée à Paris : un ancien pilier d’En Marche s’oppose frontalement au soutien à Rachida Dati

Au premier tour, Philippe Grangeon avait pris position en faveur de Pierre-Yves Bournazel. Il soutenait une ligne politique distincte, qu’il juge aujourd’hui incompatible avec la fusion opérée avec la candidate Les Républicains. Selon lui, cette recomposition brouille les repères et s’éloigne des principes qui avaient guidé son engagement initial.

Dans ce contexte, il salue la décision de Pierre-Yves Bournazel de ne pas figurer sur la nouvelle liste issue de cette fusion. Il qualifie ce choix de « symbolique », soulignant qu’il permet de marquer une forme de cohérence personnelle face à une situation politique complexe. Cette décision est perçue comme un signal important dans un paysage où les alliances peuvent rapidement évoluer.

Parallèlement, Philippe Grangeon a annoncé qu’il ne voterait pas pour Rachida Dati au second tour. Il explique ne pas partager ses valeurs ni son projet, mais insiste également sur le contexte politique entourant sa candidature. La déclaration de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, indiquant qu’il voterait pour Rachida Dati « à titre personnel », joue un rôle central dans son analyse.

Pour Philippe Grangeon, cette prise de position du dirigeant du RN contribue à installer l’idée d’un soutien de l’extrême droite à la candidate. Une situation qu’il refuse d’accompagner, fidèle à une ligne politique qu’il souhaite maintenir claire. Cette lecture du contexte électoral éclaire son refus et renforce la portée de sa déclaration.

Dans la continuité de ce positionnement, il annonce qu’il votera pour Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors La France insoumise. Il justifie ce choix en mettant en avant le refus de toute alliance avec LFI, qu’il considère comme un critère déterminant. Ce vote apparaît ainsi comme une alternative cohérente avec ses convictions.

Cette prise de position intervient à un moment où les électeurs sont appelés à trancher entre plusieurs options issues de recompositions politiques parfois inédites. Elle illustre les débats internes qui traversent les différentes formations et les difficultés à construire des alliances consensuelles.

En s’exprimant publiquement, Philippe Grangeon apporte un éclairage sur les enjeux du second tour à Paris. Son intervention rappelle que les choix individuels, même au sein des cercles proches du pouvoir, peuvent refléter des divergences profondes et contribuer à nourrir le débat démocratique.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !