À Troyes, l’image d’une victoire tranquille s’est fissurée en quelques heures seulement. Dimanche 15 mars, François Baroin, maire depuis 1995, pensait pouvoir, comme à son habitude, s’imposer dès le premier tour des municipales. Mais avec 48,55 % des suffrages, il a dû faire face à une réalité inattendue : celle d’un second tour, une première en trois décennies pour l’homme politique de 60 ans.

Dans une ville de 62 000 habitants, où environ 46 000 électeurs étaient appelés à voter, le résultat a immédiatement été perçu comme un signal fort. François Baroin reste largement en tête, mais l’absence de majorité absolue révèle une fragmentation du vote et une évolution des équilibres locaux. Derrière lui, Pierre Brochet, candidat du Rassemblement national, a obtenu 16,52 %, tandis que Charline Briot, candidate de l’union de la gauche, s’est hissée à 11,27 %.
Cette configuration à trois candidats qualifiés pour le second tour marque une rupture avec les précédentes élections. Jusqu’ici, François Baroin dominait sans partage, avec des scores dépassant régulièrement les 60 %. Cette fois, la multiplication des listes, au nombre de huit, a profondément redistribué les cartes et empêché une victoire dès le premier tour.
Face à ses soutiens, François Baroin n’a pas caché une certaine déception, tout en adoptant un ton mesuré. Il a souligné qu’il manquait peu pour franchir la barre des 50 %, rappelant le contexte particulier de cette élection, marqué par une concurrence accrue. Dans le même temps, il a appelé à une mobilisation générale pour le second tour, évoquant la nécessité de rassembler largement.
Ce second tour s’annonce désormais décisif. Le maire sortant devra transformer son avance en victoire nette, tandis que ses adversaires tenteront de capitaliser sur cette situation inédite. Pour Troyes, cette élection pourrait bien marquer la fin d’une ère politique dominée par une stabilité presque totale.
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